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Lausanne: douze volontaires testent un premier vaccin anti-s

Lundi 4 août 2003
ATS

LAUSANNE – Douze volontaires vont recevoir dans la journée un premier vaccin test contre le sida, au CHUV à Lausanne. Il s’agit de mesurer la tolérance du produit et s’il provoque une réponse immunitaire. Les risques sont quasi nuls, selon les chercheurs.

Vingt-quatre personnes, (12 à Lausanne, 12 à Londres où l’étude s’effectue en parallèle) participent aux premières injections. L’évaluation s’étendra sur six mois. L’étape suivante sera cruciale. Elle nécessitera la participation de 50 volontaires répartis entre Lausanne et Londres.

Les chercheurs combineront deux vaccins: le vaccin A de la première étape et un vaccin B, qui sera pour la première fois injecté chez l’homme. En combinant ces deux produits, les médecins tenteront d’induire une réponse immunitaire la plus large possible, pour ne pas laisser échapper le virus.

Les risques pour les patients sont quasiment nuls, assure Giuseppe Pantaleo, chef du Service d’immunologie et d’allergie du CHUV qui pilote les essais cliniques. Certes, les volontaires lausannois et londoniens se verront injecter un nouveau produit, jamais encore testé chez l’homme. Mais des vaccins similaires ont déjà été utilisés, sans qu’ils n’engendrent de problèmes de tolérance ou de sécurité.

“Je peux assurer que le vaccin est sûr. Il faut savoir qu’on n’injecte pas le virus du HIV ‘vivant’, mais des parties du virus synthétisées en laboratoire. Il n’y a pas de données qui suggèrent qu’il peut y avoir des risques. 3200 personnes dans le monde prennent part à des études similaires”, affirme M. Pantaleo.

Un consortium d’une centaine de personne a travaillé pendant plus de quatre années au développement de ce vaccin. Il faudra encore trois ou quatre autres années avant de songer à tester son efficacité clinique à grande échelle (phase III). Ce devait être en Chine. Ce sera peut-être ailleurs à cause des problèmes soulevés par le SRAS.