Un souci de moins pour le pédiatre Beat Richner

mercredi 30 juin 2004
BERNE / PHNOM PENH La DDC n’exige plus la signature d’un haut responsable cambodgien comme condition préalable à son soutien à Beat Richner
« La Direction du développement et de la coopération (DDC) a assoupli sa position. Je suis persuadé que Berne va bientôt débloquer les 2,75 millions promis pour les hôpitaux pédiatriques Kantha Bopha au Cambodge. » Beat Richner ne cachait pas sa bonne humeur hier au téléphone à Phnom Penh. C’est que les négociations entre la fondation zurichoise qui administre les fonds nécessaires au pédiatre zurichois – qui se glisse dans la peau du violoncelliste Beatocello pour financer ses projets humanitaires –, et la DDC ont abouti. « Les exigences, poursuit Beatocello, se sont métamorphosées en recommandations. Tout devient acceptable pour les deux parties. »
Travaux dès août
Au centre du conflit qui opposait Berne au bouillant pédiatre zurichois, l’exigence faite par la DDC d’obtenir un contrat en bonne et due forme signé par un représentant du gouvernement cambodgien. Un accord qui aurait légitimé l’existence des hôpitaux pédiatriques de Beat Richner au Cambodge. Mais c’était oublier un peu vite la situation qui prévaut aujourd’hui dans l’ancienne colonie française. « De fait, commente Beat Richner, le Cambodge est plongé depuis des mois dans une crise gouvernementale. Et mes relations avec le Ministère de la santé ne sont pas des meilleures. »
Mais si une signature d’un haut responsable cambodgien au bas d’un document est toujours souhaitée par Berne, elle n’est plus la condition sine qua non d’un déblocage du crédit de la Confédération. « Pour ma part, je pourrais certainement obtenir la signature de Han Sun, le premier ministre, avec lequel j’entretiens les meilleures relations. Mais pour cela il faut que la crise cambodgienne soit achevée et que le gouvernement soit officiellement constitué. »
Pour le reste, Beat Richner se sent plus à l’aise dans la guerre menée contre la maladie au Cambodge que dans celle qu’il doit livrer contre les administrations. « La tuberculose fait actuellement des ravages. Et il nous manque encore une dizaine de millions pour pouvoir reconstruire Kantha Bopha I, une importante dépense supplémentaire qui ne fait pas partie du budget de fonctionnement annuel dans lequel les 2,75 millions de Berne sont compris. Mais nous allons pourtant commencer les travaux comme prévu le 1 er août prochain. »
Dons: Fondation Beat Richner
CCP 80-60699-1 SITE INTERNET www.beatocello.ch
Victor Fingal
Michael Wuertenberg

