< | >

Comment prévenir les petits maux de l’hiver


Mardi 30 novembre 2004

Santé Rhume, mal de gorge, toux, grippe … quelques conseils pour les éviter.

Eternuements, nez qui coule, gorge en feu, toux qui racle … l’hiver arrive à grands pas avec son lot d’affections. Souvent plus gênantes que handicapantes, nous les emportons en général au bureau plutôt que chez le médecin, avec un paquet de mouchoirs ou une boîte de pastilles à sucer. On prend son mal en patience, attend que ça passe … avant de voir son collègue subir la même épreuve. Fi de fatalisme, les petits maux de l’hiver peuvent être soulagés et d’abord prévenus.

Quelles sont les affections hivernales les plus fréquentes ? Le rhume, la toux, les maux de gorge, l’angine, l’otite et, bien entendu, la grippe. Que l’on confond souvent avec un rhume carabiné ou une forte toux.

La première prévention consiste à bien entretenir son système immunitaire. Si toutes ces affections sont virales — donc causées par des virus qui circulent à vive allure notamment dans les lieux clos où l’on aime se confiner en hiver —, un organisme affaibli est plus vulnérable. Un rhume est toujours un signal d’alarme. « Le but de la maladie est de s’ arrêter et de se reposer », rappelle Rina Nissim, naturopathe.

Il convient donc de surveiller les facteurs qui affectent le système immunitaire. « Le stress, le manque de sommeil, le tabac, une carence en vitamine (surtout C), une alimentation trop riche et la sédentarité », liste le Dr Brigitte Zirbs, médecin homéopathe.

En médecine douce, de multiples recettes existent pour renforcer et stimuler le système immunitaire. « La teinturemère d’échinacéa (25 gouttes par jour dans un peu d’eau avant le repas) est excellente pour renforcer l’immunité, conseille Rina Nissim. De même que le macerat glycériné de cassis 1D (50 gouttes une fois par jour) qui possède également la vertu d’aider à résister aux grands froids, en stimulant la production de cortisone humaine. »

En complément, Brigitte Zirbs rappelle aussi les bienfaits des probiotiques (kéfir, aliments fermentés, levure, pains au levain). Les oligoéléments riches en cuivre, or, argent, sélénium, zinc, magnésium, manganèse sont également des bons renforçateurs. La praticienne préconise encore les antioxydants (sélénium et vitamine E, extraits de marc de raisin, choux …) en cas d’infections à répétition.

La médecine conventionnelle

est moins penchée sur la prévention des maladies hivernales, si ce n’est par la promotion du vaccin contre la grippe. Qui vaccine donc uniquement contre la grippe, faut-il le rappeler. Le but étant d’éliminer les cas graves et non l’épidémie, le vaccin est conseillé surtout aux personnes de plus de 65 ans, à celles souffrant d’une maladie chronique et au personnel soignant. Il est tard aujourd’hui pour se faire vacciner, car la grippe s’ approche à grands pas. Mais mieux vaut se vacciner un peu tard que pas du tout, soutiennent les provaccins.

www. tdg. ch Une idée de sujet ?

Ecrivez à la « Tribune de Genève », rubrique Vous, CP 5115, 1211 Genève 11 ou à vous @ tdg. ch En savoir plus …

Internet. Réseau Proteus est un site qui offre beaucoup d’informations très bien documentées et tente de conserver une approche globale de la santé et des maladies. www. reseauproteus. net / fr / Livre. « Un hiver sans grippe », par Christopher Vasey. Ed. Jouvence. Commerce. Les remèdes homéopathiques et alternatifs se trouvent en pharmacies spécialisées et drogueries. Mardi prochain, nous verrons comment soigner ces petits maux de l’hiver. (amb)

ANNE-MURIEL BROUET