Le Conseil d’Etat veut moins de chefs à l’Hospice

Mardi 31 mai 2005
Le projet de loi du gouvernement réduit le nombre d’administrateurs.
Fin 2003, la nomination de Karine Bellinazzo Spahni à la tête de l’Hospice général tourne au fiasco. En 2004, l’institution annonce un déficit colossal. Rebelote en 2005. Hier, le Conseil d’Etat a repris la main. Il présentait son projet de loi réglant la gouvernance de l’institution. Le texte prévoit de réduire la taille de son conseil d’administration. En outre, un mandat de prestations devrait être attribué à l’Hospice, sur le modèle des TPG.
Aujourd’hui, le conseil d’administration de l’Hospice réunit 17 membres. Si le Grand Conseil valide le projet du gouvernement, il n’en comptera plus que neuf. Martine Brunschwig Graf espère ainsi éviter une « dilution des responsabilités ». Les administrateurs seraient choisis « pour leurs compétences et leur expertise ». Le projet sonnerait donc le glas des nominations réglées par l’appartenance politique.
Un contrôle accru de l’Etat
Un représentant du département de l’action sociale et de la santé siégerait avec une voix consultative, afin que le gouvernement « obtienne les informations à temps ». Le conseil d’administration nommerait, seul, le directeur général. « Le Conseil d’Etat ne se prononcera plus sur quelqu’un qu’il n’a ni entendu, ni vu, ni choisi », détaille Martine Brunschwig Graf.
Un mandat de prestations fixera les critères de qualités, le plan financier pluriannuel et la contribution annuelle de l’Etat. « La notion de mandat signifie que l’Etat confie à l’Hospice une tâche, et que celui-ci a le devoir de rendre des comptes. »
JÉRÔME FAAS

