Cancer de l’intestin, indispensable dépistage

Mardi 5 septembre 2006
Santé Chaque année, entre 3000 et 4000 nouveaux cas sont diagnostiqués.
Le dépistage systématique dès 50 ans pourrait permettre d’allonger l’espérance de vie. Le point sur la maladie.
Les symptômes. Comment l’affection, qui touchera près de deux personnes sur dix, se manifeste-t-elle?
Le plus généralement, elle débute par des polypes. Ceux-ci peuvent être retirés avant qu’ils ne deviennent cancéreux. C’est à ce premier stade, qu’une politique de dépistage est prépondérante.
Quand le cancer est déclaré, du sang apparaît dans les selles. Le transit intestinal est en permanente modification (alternance de constipation et de diarrhée). En présence de l’un ou l’autre de ces signes, il faut impérativement consulter un médecin.
Les populations à risque. Le cancer de l’intestin vise autant les hommes que les femmes. A partir de 50 ans, les risques sont accrus pour l’ensemble de la population.
Mais certaines personnes présentent des facteurs aggravants. A savoir, celles dont les parents, frères ou sœurs ont développé une telle affection, ou lorsque celle-ci s’est déclarée chez plusieurs membres d’une même famille. Entrent par ailleurs dans cette catégorie, les femmes ayant développé un cancer du sein ou des ovaires. Le cancer de l’intestin survient parfois chez de jeunes sujets issus de parents prédisposés à la polypose.
Quel dépistage? Les grandes industries pharmaceutiques ont depuis quelques années mis au point un kit chimique (disponible dans toutes les pharmacies) qui permet aux patients de déceler la présence de sang caché dans les selles.
Les gastro-entérologues recommandent aux quinquagénaires (n’appartenant pas à une classe à haut risque) d’effectuer ce test tous les deux ans. Il n’offre toutefois pas une garantie absolue. Mais selon de récentes statistiques, il réduirait de 20% le taux de mortalité.
Seule la coloscopie (exploration interne de l’intestin) permet de repérer les tumeurs. Elle est vivement conseillée pour les groupes à risques et doit être pratiquée en moyenne tous les cinq ans. L’examen est d’autant plus efficace qu’il est capable de détecter la formation de polypes (voir symptômes).
Quel traitement? Comme pour les autres cancers, celui de l’intestin peut être vaincu grâce à la chimiothérapie ou à la chirurgie (ou les deux). L’ordre des traitements varie selon l’ampleur de l’atteinte.
Adélita Genoud

