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Caisse unique : courriers de lecteurs


Mercredi 21 février 2007

Le casse-tête de la caisse unique
La caisse unique n’est pas une solution!

Le casse-tête de la caisse unique

Bassins. — Oui ou non! Faut-il voter pour ou contre la caisse unique. Depuis plusieurs mois je me pose la question. De classe moyenne il semble évident que je devrais suivre les socialistes qui nous encensent avec les bienfaits de ce nouveau modèle de caisse d’assurance. Pourtant, je pense que je voterais contre. D’un côté, je suis très favorable à donner une claque sérieuse à toutes ces caisses qui nous prennent pour des abrutis depuis de longues années, et cela avec la bénédiction et la complicité de Pascal Couchepin. D’un autre côté, ce qui me dérange dans ce nouveau système pondu par les socialistes, c’est le fait que les primes de cette assurance unique soient basées sur le revenu. Une fois de plus c’est la classe moyenne qui va trinquer et je dois dire que je commence à en avoir un peu marre d’être le cochon payant. Oh! bien sûr, les socialistes nous disent qu’il n’en sera rien, mais lorsque je vois comment Madame Ruth Dreyfus nous à particulièrement gâtés avec la LAMal, tout en nous promettant une grande amélioration de l’ancien système, j’ai sérieusement peur pour mon porte-monnaie. Dommage que l’on ne nous ait pas demandé de voter sur une caisse unique avec une prime semblable pour chaque personne. J’aurais adhéré à cette idée en signant des deux mains.

Monsieur Couchepin s’en est pris au peuple et aux médecins pour essayer d’enrayer les hausses constantes, jamais ce monsieur n’a demandé de sérieux comptes aux caisses actuelles. Il est vrai qu’il est difficile de couper la main qui vous donne à manger.

Monsieur Couchepin est favorable aux soins à l’étranger, alors qu’il nous autorise à nous assurer à l’étranger, peut-être que cela ferait réfléchir les caisses actuelles.

 

Guy Birraux

La caisse unique n’est pas une solution!

Vésenaz, 1er février. — C’est encore un pansement sur une jambe de bois en plus! Dans un établissement public, bien connu, vous attendez environ six mois pour la mise en place d’une prothèse de la hanche. Que va devenir le patient qui attendra le feu vert pour un médicament cher, nécessaire aux soins d’un cancer? Si la décision, prise par un triumvirat de deux non-médecins (préoccupés par le portefeuille) et d’un médecin bureaucrate, viendra six mois plus tard, il y aura effectivement des économies, mais au détriment du patient.

Une solution serait une caisse unique et généreuse pour le quatrième âge (80 et plus), permettant de désengorger le système actuel, financée par une taxe de solidarité sur les revenus de plus de 200 000 francs, sur la fortune de plus d’un million de francs et des dons et legs privés de personnes jugeant utile d’offrir à cette tranche d’âge une fin de vie digne. On ne peut comprimer l’incompressible sans faire des dégâts.

 

Verena Landais-Lutz