Baston aux urgences!
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Lundi 23 avril 2007
GENÈVE. Environ 20 personnes se disputent à l’hôpital. La police doit intervenir. Bilan: six blessés.
Une bagarre impliquant une vingtaine de personnes, voilà qui n’a rien d’exceptionnel. Mais cela le devient lorsque la baston a lieu aux urgences de l’Hôpital cantonal de Genève! «En 17 ans, je n’avais jamais vu ça», confirme le Dr Bernard Vermeulen, patron des Urgences. Bilan de l’«explication»: cinq personnes légèrement blessées et une autre devant être opérée à la main.
Le fait divers remonte à la nuit de vendredi à samedi. Selon la police, une personne blessée, accompagnée d’amis, se présente aux Urgences vers 2 h du matin. Environ une demi-heure plus tard, le service de sécurité de l’hôpital entend des cris devant l’entrée du bâtiment. Plusieurs individus sont en train de se disputer. La sécurité intervient, les esprits se calment. Mais un deuxième groupe de personnes arrive, une nouvelle bagarre éclate devant l’hôpital. Une vingtaine d’adultes, âgés de 20 à 35 ans, en viennent aux mains. Le combat se poursuit dans les Urgences. Ni une ni deux, l’hôpital fait appel à la police. Qui arrive en force. Les policiers séparent sans trop de difficulté les combattants. A 5 h 30, le calme revient aux urgences.
Selon la police, on ne peut pas parler de différend entre des bandes rivales. «L’affaire, qui concerne des adultes, a débuté plus tôt dans la soirée dans un restaurant du quartier des Charmilles, explique le porte-parole Philippe Cosandey. Une bagarre avait éclaté et nous avions déjà dû intervenir. Les blessés s’étaient rendus par leur propre moyen à l’hôpital. Et c’est là que tous les protagonistes se sont à nouveau retrouvés. Aucune plainte n’a été déposée, pour nous le dossier est donc bouclé. » Reste que les combattants recevront une contravention pour troubles de l’ordre public.
Le Dr Bernard Vermeulen relève la promptitude des forces de l’ordre et du service de sécurité de l’hôpital. «Il y avait cinq ou six personnes aux Urgences au moment de la bagarre. On a rapidement mis ces gens à l’abri. Aucun de nos employés n’a été blessé. J’espère que ce fait divers restera unique. Car en France, par exemple, on voit beaucoup de règlements de comptes aux urgences. A Nice, il y a environ trois ans, cela s’était terminé par des coups de pistolet!»
Fabiano Citroni

