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Excédent de 117,5 millions pour le Groupe Mutuel


Vendredi 4 mai 2007

ASSURANCES. Le leader romand confirme des primes stables en 2008, et probablement pour les années suivantes.

Le fort ralentissement de la hausse des coûts de la santé en 2006 donne des couleurs resplendissantes aux résultats du Groupe Mutuel, premier assureur maladie romand avec 850 000 assurés environ. Il boucle l’exercice avec un excédent global de 186,6 millions de francs (+160,3%) pour un chiffre d’affaires consolidé de 2,98 milliards de francs (+21,3%).

Sur ces totaux, l’assurance obligatoire des soins représente des rentrées de 2,4 milliards de francs et un excédent de 117,5 millions de francs, en augmentation de… 700% par rapport à l’exercice précédent. Ces résultats ont des répercussions directes sur le niveau des réserves, qui augmente à 21,2% du volume des primes au niveau du groupe, alors que les autorités de surveillance fédérales estiment qu’un taux de 10 à 15% maximum est largement suffisant pour les grands assureurs.

«Nous sommes constitués de 14 caisses qui n’ont pas toutes le même niveau de réserves, précise Jean-Michel Bonvin, porte-parole du groupe. Mais la volonté est bel et bien de faire baisser leur niveau. Nous n’avons aucun intérêt à thésauriser, mais au contraire à faire profiter les assurés de cette bonne santé financière pour gagner des parts de marché.»

Le Groupe Mutuel confirme l’objectif annoncé par son patron Pierre-Marcel Revaz dans Le Temps en janvier dernier, à savoir une hausse moyenne des primes située entre 0 et 1% pour 2008. Cette politique «se poursuivra les années suivantes», ajoute le communiqué, qui ne donne pas de fourchette chiffrée. Dans son interview au Temps, Pierre-Marcel Revaz estimait que la hausse des coûts de la santé serait comprise entre 2 et 4% en 2007.

Sur les enjeux actuels de l’assurance maladie, en particulier la démographie et le financement des soins de longue durée, le Groupe Mutuel «souhaite affiner les classes d’âge existantes, plutôt que de viser un aléatoire élargissement de la compensation des risques». Il observe que 70% des personnes subventionnées ont moins de 45 ans, «un problème qu’il convient de résoudre dans les plus brefs délais».

Jean-Claude Péclet