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BAISSE LÉGÈRE DES PRIMES À GENÈVE


Vendredi, 28 septembre 2007

En moyenne nationale, les primes augmenteront de 0,5% pour les adultes l’année prochaine. A Genève, la baisse est de 1%. Mais les autorités considèrent que cela ne suffit pas. A Berne, Pascal Couchepin se réjouit des résultats qu’il a obtenus. Certains élus sont plus critiques.


Les primes maladie augmenteront en moyenne de 0,5% pour les adultes l’année prochaine en Suisse. C’est la hausse la plus faible enregistrée depuis l’entrée en vigueur de la loi sur l’assurance maladie en 1996, selon l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). En douze ans, les primes mensuelles moyennes ont augmenté de 82,1%. En 2008, un adulte âgé de plus de 25 ans paiera en moyenne 314,61 francs par mois (avec une franchise de 300 francs, accident compris). Dans cinq cantons, les primes baisseront de 1 à 0,2%: Genève, Vaud, Jura, Neuchâtel et Zurich. Comme en 2007, Nidwald est le canton où la prime sera la moins chère (218 fr. 75). A Genève, malgré une baisse de 1%, la prime reste la plus élevée du pays (418,91 contre 423,4 actuellement). £

«Marketing à court terme»

L’annonce de ces chiffres représente une «excellente nouvelle» pour santésuisse. Interrogée par l’ATS, l’association faîtière des assureurs ne garantit pas que les primes ne reprendront pas l’ascenseur l’an prochain. «La tendance n’est pas à une augmentation aussi faible des primes pour 2009», reconnaît Nello Castelli.

A Genève, les représentants des assurés ne sont pas du tout optimistes. «Nous sommes au-delà du scepticisme: il s’agit d’un effet d’annonce qui n’augure rien de bon pour l’avenir, déclare Christian Canela, juriste de l’Association suisse des assurés (Assuas). C’est de la politique marketing à court terme. » Pour l’Assuas, la baisse des primes est liée à la votation sur la caisse unique: «Il s’agissait de ménager l’électeur. » L’association réclame l’accès à la comptabilité des caisses. «Sans cette transparence, le débat est faussé. Les caisses mêlent les revenus de l’assurance de base et des complémentaires, en transférant les gains de l’une sur les autres. »

Une diminution insuffisante pour le canton

Du côté politique, le Département de l’économie et de la santé (DES) considère que la diminution des primes est insuffisante. Dans un communiqué, il fait valoir que «les réserves excédentaires des assureurs dépassent de près de 40% en moyenne les exigences légales pour Genève en 2006».

En 2006, le canton a vu ses coûts de la santé baisser de 2%. Parallèlement, «les réserves sont passées de 28% fin 2005 à 35% fin 2006, alors que la loi les fixe à 15 ou 20%», précise le conseiller d’Etat Pierre-François Unger. Dès lors, Genève estime que les diminutions consenties par l’OFSP de 1% pour les adultes et les jeunes adultes, et de 5% pour les enfants, sont insuffisantes. Le DES avait réclamé en août une baisse de 3,5% en moyenne.

Pierre-François Unger en conclut que «l’OFSP prend visiblement davantage en compte les demandes des assureurs que les nôtres». Toutefois, il souligne que si une baisse de 1% n’est pas considérable en soi, le fait que la prime n’augmente pas aura un impact sur le budget de beaucoup de Genevois.

Comment réduire sa facture

Caisses. Chaque assuré peut changer de caisse pour sa couverture de base. Pour ce faire, il doit résilier sa police avant le 30 novembre par lettre signature et demander son admission à la caisse de son choix. Cette dernière ne peut refuser en aucun cas. Ce libre-passage ne concerne pas les complémentaires.

Franchises. Le passage à une franchise à option élevée permet aussi des économies. Mais il convient d’évaluer correctement ses dépenses de santé. Il faut là aussi envoyer une lettre signature. L’assuré a également le droit de revenir à une franchise plus basse. Il en va de même des modèles alternatifs.
Laurent Aubert

Les pharmaciens s’unissent aux médecins

Diminuer les coûts en améliorant la qualité des soins. Des médecins et des pharmaciens genevois estiment pouvoir réconcilier ces deux exigences en s’unissant dans un réseau.

Créé en 1991, le réseau Delta regroupe sur l’ensemble du canton 110 médecins, qui soignent près de 30 000 assurés. En s’y affiliant, le patient est prié de toujours consulter un médecin de famille avant de se diriger vers un spécialiste. Ce faisant, il économise entre 15 et 25% sur sa prime. «L’intérêt du réseau est de rapprocher le patient du médecin, déclare le Dr Marc-André Raetzo, l’un des fondateurs de Delta. Cela redonne du sens au métier du médecin de premier recours, qui coordonne les soins. Il rompt son isolement en participant à des cercles de qualité, au cours desquels les traitements sont discutés. Cette gestion permet de dégager environ 30% d’économies.

Dès janvier, ces médecins seront associés à une trentaine de pharmacies. «Avec son accord, le dossier du patient sera partagé entre le médecin et le pharmacien. Cela permettra un meilleur suivi et des conseils personnalisés. Par exemple, une alerte évitera de délivrer deux fois le même médicament, ce qui arrive parfois avec les génériques, explique Marc-André Raetzo. L’appartenance au réseau constituera un label de qualité pour les officines, elle n’a rien à voir avec un lien commercial. Le pharmacien s’engage à travailler davantage, en menant un véritable travail d’éducation. » La liste des médecins membres du réseau Delta peut s’obtenir auprès des caisses CSS, Helsana, Groupe Mutuel et Concordia.

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BAISSE LÉGÈRE DES PRIMES À GENÈVE


Vendredi, 28 septembre 2007

En moyenne nationale, les primes augmenteront de 0,5% pour les adultes l’année prochaine. A Genève, la baisse est de 1%. Mais les autorités considèrent que cela ne suffit pas. A Berne, Pascal Couchepin se réjouit des résultats qu’il a obtenus. Certains élus sont plus critiques.


Les primes maladie augmenteront en moyenne de 0,5% pour les adultes l’année prochaine en Suisse. C’est la hausse la plus faible enregistrée depuis l’entrée en vigueur de la loi sur l’assurance maladie en 1996, selon l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). En douze ans, les primes mensuelles moyennes ont augmenté de 82,1%. En 2008, un adulte âgé de plus de 25 ans paiera en moyenne 314,61 francs par mois (avec une franchise de 300 francs, accident compris). Dans cinq cantons, les primes baisseront de 1 à 0,2%: Genève, Vaud, Jura, Neuchâtel et Zurich. Comme en 2007, Nidwald est le canton où la prime sera la moins chère (218 fr. 75). A Genève, malgré une baisse de 1%, la prime reste la plus élevée du pays (418,91 contre 423,4 actuellement). £

«Marketing à court terme»

L’annonce de ces chiffres représente une «excellente nouvelle» pour santésuisse. Interrogée par l’ATS, l’association faîtière des assureurs ne garantit pas que les primes ne reprendront pas l’ascenseur l’an prochain. «La tendance n’est pas à une augmentation aussi faible des primes pour 2009», reconnaît Nello Castelli.

A Genève, les représentants des assurés ne sont pas du tout optimistes. «Nous sommes au-delà du scepticisme: il s’agit d’un effet d’annonce qui n’augure rien de bon pour l’avenir, déclare Christian Canela, juriste de l’Association suisse des assurés (Assuas). C’est de la politique marketing à court terme. » Pour l’Assuas, la baisse des primes est liée à la votation sur la caisse unique: «Il s’agissait de ménager l’électeur. » L’association réclame l’accès à la comptabilité des caisses. «Sans cette transparence, le débat est faussé. Les caisses mêlent les revenus de l’assurance de base et des complémentaires, en transférant les gains de l’une sur les autres. »

Une diminution insuffisante pour le canton

Du côté politique, le Département de l’économie et de la santé (DES) considère que la diminution des primes est insuffisante. Dans un communiqué, il fait valoir que «les réserves excédentaires des assureurs dépassent de près de 40% en moyenne les exigences légales pour Genève en 2006».

En 2006, le canton a vu ses coûts de la santé baisser de 2%. Parallèlement, «les réserves sont passées de 28% fin 2005 à 35% fin 2006, alors que la loi les fixe à 15 ou 20%», précise le conseiller d’Etat Pierre-François Unger. Dès lors, Genève estime que les diminutions consenties par l’OFSP de 1% pour les adultes et les jeunes adultes, et de 5% pour les enfants, sont insuffisantes. Le DES avait réclamé en août une baisse de 3,5% en moyenne.

Pierre-François Unger en conclut que «l’OFSP prend visiblement davantage en compte les demandes des assureurs que les nôtres». Toutefois, il souligne que si une baisse de 1% n’est pas considérable en soi, le fait que la prime n’augmente pas aura un impact sur le budget de beaucoup de Genevois.

Comment réduire sa facture

Caisses. Chaque assuré peut changer de caisse pour sa couverture de base. Pour ce faire, il doit résilier sa police avant le 30 novembre par lettre signature et demander son admission à la caisse de son choix. Cette dernière ne peut refuser en aucun cas. Ce libre-passage ne concerne pas les complémentaires.

Franchises. Le passage à une franchise à option élevée permet aussi des économies. Mais il convient d’évaluer correctement ses dépenses de santé. Il faut là aussi envoyer une lettre signature. L’assuré a également le droit de revenir à une franchise plus basse. Il en va de même des modèles alternatifs.
Laurent Aubert

Les pharmaciens s’unissent aux médecins

Diminuer les coûts en améliorant la qualité des soins. Des médecins et des pharmaciens genevois estiment pouvoir réconcilier ces deux exigences en s’unissant dans un réseau.

Créé en 1991, le réseau Delta regroupe sur l’ensemble du canton 110 médecins, qui soignent près de 30 000 assurés. En s’y affiliant, le patient est prié de toujours consulter un médecin de famille avant de se diriger vers un spécialiste. Ce faisant, il économise entre 15 et 25% sur sa prime. «L’intérêt du réseau est de rapprocher le patient du médecin, déclare le Dr Marc-André Raetzo, l’un des fondateurs de Delta. Cela redonne du sens au métier du médecin de premier recours, qui coordonne les soins. Il rompt son isolement en participant à des cercles de qualité, au cours desquels les traitements sont discutés. Cette gestion permet de dégager environ 30% d’économies.

Dès janvier, ces médecins seront associés à une trentaine de pharmacies. «Avec son accord, le dossier du patient sera partagé entre le médecin et le pharmacien. Cela permettra un meilleur suivi et des conseils personnalisés. Par exemple, une alerte évitera de délivrer deux fois le même médicament, ce qui arrive parfois avec les génériques, explique Marc-André Raetzo. L’appartenance au réseau constituera un label de qualité pour les officines, elle n’a rien à voir avec un lien commercial. Le pharmacien s’engage à travailler davantage, en menant un véritable travail d’éducation. » La liste des médecins membres du réseau Delta peut s’obtenir auprès des caisses CSS, Helsana, Groupe Mutuel et Concordia.

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BAISSE LÉGÈRE DES PRIMES À GENÈVE


Vendredi, 28 septembre 2007

En moyenne nationale, les primes augmenteront de 0,5% pour les adultes l’année prochaine. A Genève, la baisse est de 1%. Mais les autorités considèrent que cela ne suffit pas. A Berne, Pascal Couchepin se réjouit des résultats qu’il a obtenus. Certains élus sont plus critiques.


Les primes maladie augmenteront en moyenne de 0,5% pour les adultes l’année prochaine en Suisse. C’est la hausse la plus faible enregistrée depuis l’entrée en vigueur de la loi sur l’assurance maladie en 1996, selon l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). En douze ans, les primes mensuelles moyennes ont augmenté de 82,1%. En 2008, un adulte âgé de plus de 25 ans paiera en moyenne 314,61 francs par mois (avec une franchise de 300 francs, accident compris). Dans cinq cantons, les primes baisseront de 1 à 0,2%: Genève, Vaud, Jura, Neuchâtel et Zurich. Comme en 2007, Nidwald est le canton où la prime sera la moins chère (218 fr. 75). A Genève, malgré une baisse de 1%, la prime reste la plus élevée du pays (418,91 contre 423,4 actuellement). £

«Marketing à court terme»

L’annonce de ces chiffres représente une «excellente nouvelle» pour santésuisse. Interrogée par l’ATS, l’association faîtière des assureurs ne garantit pas que les primes ne reprendront pas l’ascenseur l’an prochain. «La tendance n’est pas à une augmentation aussi faible des primes pour 2009», reconnaît Nello Castelli.

A Genève, les représentants des assurés ne sont pas du tout optimistes. «Nous sommes au-delà du scepticisme: il s’agit d’un effet d’annonce qui n’augure rien de bon pour l’avenir, déclare Christian Canela, juriste de l’Association suisse des assurés (Assuas). C’est de la politique marketing à court terme. » Pour l’Assuas, la baisse des primes est liée à la votation sur la caisse unique: «Il s’agissait de ménager l’électeur. » L’association réclame l’accès à la comptabilité des caisses. «Sans cette transparence, le débat est faussé. Les caisses mêlent les revenus de l’assurance de base et des complémentaires, en transférant les gains de l’une sur les autres. »

Une diminution insuffisante pour le canton

Du côté politique, le Département de l’économie et de la santé (DES) considère que la diminution des primes est insuffisante. Dans un communiqué, il fait valoir que «les réserves excédentaires des assureurs dépassent de près de 40% en moyenne les exigences légales pour Genève en 2006».

En 2006, le canton a vu ses coûts de la santé baisser de 2%. Parallèlement, «les réserves sont passées de 28% fin 2005 à 35% fin 2006, alors que la loi les fixe à 15 ou 20%», précise le conseiller d’Etat Pierre-François Unger. Dès lors, Genève estime que les diminutions consenties par l’OFSP de 1% pour les adultes et les jeunes adultes, et de 5% pour les enfants, sont insuffisantes. Le DES avait réclamé en août une baisse de 3,5% en moyenne.

Pierre-François Unger en conclut que «l’OFSP prend visiblement davantage en compte les demandes des assureurs que les nôtres». Toutefois, il souligne que si une baisse de 1% n’est pas considérable en soi, le fait que la prime n’augmente pas aura un impact sur le budget de beaucoup de Genevois.

Comment réduire sa facture

Caisses. Chaque assuré peut changer de caisse pour sa couverture de base. Pour ce faire, il doit résilier sa police avant le 30 novembre par lettre signature et demander son admission à la caisse de son choix. Cette dernière ne peut refuser en aucun cas. Ce libre-passage ne concerne pas les complémentaires.

Franchises. Le passage à une franchise à option élevée permet aussi des économies. Mais il convient d’évaluer correctement ses dépenses de santé. Il faut là aussi envoyer une lettre signature. L’assuré a également le droit de revenir à une franchise plus basse. Il en va de même des modèles alternatifs.
Laurent Aubert

Les pharmaciens s’unissent aux médecins

Diminuer les coûts en améliorant la qualité des soins. Des médecins et des pharmaciens genevois estiment pouvoir réconcilier ces deux exigences en s’unissant dans un réseau.

Créé en 1991, le réseau Delta regroupe sur l’ensemble du canton 110 médecins, qui soignent près de 30 000 assurés. En s’y affiliant, le patient est prié de toujours consulter un médecin de famille avant de se diriger vers un spécialiste. Ce faisant, il économise entre 15 et 25% sur sa prime. «L’intérêt du réseau est de rapprocher le patient du médecin, déclare le Dr Marc-André Raetzo, l’un des fondateurs de Delta. Cela redonne du sens au métier du médecin de premier recours, qui coordonne les soins. Il rompt son isolement en participant à des cercles de qualité, au cours desquels les traitements sont discutés. Cette gestion permet de dégager environ 30% d’économies.

Dès janvier, ces médecins seront associés à une trentaine de pharmacies. «Avec son accord, le dossier du patient sera partagé entre le médecin et le pharmacien. Cela permettra un meilleur suivi et des conseils personnalisés. Par exemple, une alerte évitera de délivrer deux fois le même médicament, ce qui arrive parfois avec les génériques, explique Marc-André Raetzo. L’appartenance au réseau constituera un label de qualité pour les officines, elle n’a rien à voir avec un lien commercial. Le pharmacien s’engage à travailler davantage, en menant un véritable travail d’éducation. » La liste des médecins membres du réseau Delta peut s’obtenir auprès des caisses CSS, Helsana, Groupe Mutuel et Concordia.

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BAISSE LÉGÈRE DES PRIMES À GENÈVE


Vendredi, 28 septembre 2007

En moyenne nationale, les primes augmenteront de 0,5% pour les adultes l’année prochaine. A Genève, la baisse est de 1%. Mais les autorités considèrent que cela ne suffit pas. A Berne, Pascal Couchepin se réjouit des résultats qu’il a obtenus. Certains élus sont plus critiques.


Les primes maladie augmenteront en moyenne de 0,5% pour les adultes l’année prochaine en Suisse. C’est la hausse la plus faible enregistrée depuis l’entrée en vigueur de la loi sur l’assurance maladie en 1996, selon l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). En douze ans, les primes mensuelles moyennes ont augmenté de 82,1%. En 2008, un adulte âgé de plus de 25 ans paiera en moyenne 314,61 francs par mois (avec une franchise de 300 francs, accident compris). Dans cinq cantons, les primes baisseront de 1 à 0,2%: Genève, Vaud, Jura, Neuchâtel et Zurich. Comme en 2007, Nidwald est le canton où la prime sera la moins chère (218 fr. 75). A Genève, malgré une baisse de 1%, la prime reste la plus élevée du pays (418,91 contre 423,4 actuellement). £

«Marketing à court terme»

L’annonce de ces chiffres représente une «excellente nouvelle» pour santésuisse. Interrogée par l’ATS, l’association faîtière des assureurs ne garantit pas que les primes ne reprendront pas l’ascenseur l’an prochain. «La tendance n’est pas à une augmentation aussi faible des primes pour 2009», reconnaît Nello Castelli.

A Genève, les représentants des assurés ne sont pas du tout optimistes. «Nous sommes au-delà du scepticisme: il s’agit d’un effet d’annonce qui n’augure rien de bon pour l’avenir, déclare Christian Canela, juriste de l’Association suisse des assurés (Assuas). C’est de la politique marketing à court terme. » Pour l’Assuas, la baisse des primes est liée à la votation sur la caisse unique: «Il s’agissait de ménager l’électeur. » L’association réclame l’accès à la comptabilité des caisses. «Sans cette transparence, le débat est faussé. Les caisses mêlent les revenus de l’assurance de base et des complémentaires, en transférant les gains de l’une sur les autres. »

Une diminution insuffisante pour le canton

Du côté politique, le Département de l’économie et de la santé (DES) considère que la diminution des primes est insuffisante. Dans un communiqué, il fait valoir que «les réserves excédentaires des assureurs dépassent de près de 40% en moyenne les exigences légales pour Genève en 2006».

En 2006, le canton a vu ses coûts de la santé baisser de 2%. Parallèlement, «les réserves sont passées de 28% fin 2005 à 35% fin 2006, alors que la loi les fixe à 15 ou 20%», précise le conseiller d’Etat Pierre-François Unger. Dès lors, Genève estime que les diminutions consenties par l’OFSP de 1% pour les adultes et les jeunes adultes, et de 5% pour les enfants, sont insuffisantes. Le DES avait réclamé en août une baisse de 3,5% en moyenne.

Pierre-François Unger en conclut que «l’OFSP prend visiblement davantage en compte les demandes des assureurs que les nôtres». Toutefois, il souligne que si une baisse de 1% n’est pas considérable en soi, le fait que la prime n’augmente pas aura un impact sur le budget de beaucoup de Genevois.

Comment réduire sa facture

Caisses. Chaque assuré peut changer de caisse pour sa couverture de base. Pour ce faire, il doit résilier sa police avant le 30 novembre par lettre signature et demander son admission à la caisse de son choix. Cette dernière ne peut refuser en aucun cas. Ce libre-passage ne concerne pas les complémentaires.

Franchises. Le passage à une franchise à option élevée permet aussi des économies. Mais il convient d’évaluer correctement ses dépenses de santé. Il faut là aussi envoyer une lettre signature. L’assuré a également le droit de revenir à une franchise plus basse. Il en va de même des modèles alternatifs.
Laurent Aubert

Les pharmaciens s’unissent aux médecins

Diminuer les coûts en améliorant la qualité des soins. Des médecins et des pharmaciens genevois estiment pouvoir réconcilier ces deux exigences en s’unissant dans un réseau.

Créé en 1991, le réseau Delta regroupe sur l’ensemble du canton 110 médecins, qui soignent près de 30 000 assurés. En s’y affiliant, le patient est prié de toujours consulter un médecin de famille avant de se diriger vers un spécialiste. Ce faisant, il économise entre 15 et 25% sur sa prime. «L’intérêt du réseau est de rapprocher le patient du médecin, déclare le Dr Marc-André Raetzo, l’un des fondateurs de Delta. Cela redonne du sens au métier du médecin de premier recours, qui coordonne les soins. Il rompt son isolement en participant à des cercles de qualité, au cours desquels les traitements sont discutés. Cette gestion permet de dégager environ 30% d’économies.

Dès janvier, ces médecins seront associés à une trentaine de pharmacies. «Avec son accord, le dossier du patient sera partagé entre le médecin et le pharmacien. Cela permettra un meilleur suivi et des conseils personnalisés. Par exemple, une alerte évitera de délivrer deux fois le même médicament, ce qui arrive parfois avec les génériques, explique Marc-André Raetzo. L’appartenance au réseau constituera un label de qualité pour les officines, elle n’a rien à voir avec un lien commercial. Le pharmacien s’engage à travailler davantage, en menant un véritable travail d’éducation. » La liste des médecins membres du réseau Delta peut s’obtenir auprès des caisses CSS, Helsana, Groupe Mutuel et Concordia.

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BAISSE LÉGÈRE DES PRIMES À GENÈVE


Vendredi, 28 septembre 2007

En moyenne nationale, les primes augmenteront de 0,5% pour les adultes l’année prochaine. A Genève, la baisse est de 1%. Mais les autorités considèrent que cela ne suffit pas. A Berne, Pascal Couchepin se réjouit des résultats qu’il a obtenus. Certains élus sont plus critiques.


Les primes maladie augmenteront en moyenne de 0,5% pour les adultes l’année prochaine en Suisse. C’est la hausse la plus faible enregistrée depuis l’entrée en vigueur de la loi sur l’assurance maladie en 1996, selon l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). En douze ans, les primes mensuelles moyennes ont augmenté de 82,1%. En 2008, un adulte âgé de plus de 25 ans paiera en moyenne 314,61 francs par mois (avec une franchise de 300 francs, accident compris). Dans cinq cantons, les primes baisseront de 1 à 0,2%: Genève, Vaud, Jura, Neuchâtel et Zurich. Comme en 2007, Nidwald est le canton où la prime sera la moins chère (218 fr. 75). A Genève, malgré une baisse de 1%, la prime reste la plus élevée du pays (418,91 contre 423,4 actuellement). £

«Marketing à court terme»

L’annonce de ces chiffres représente une «excellente nouvelle» pour santésuisse. Interrogée par l’ATS, l’association faîtière des assureurs ne garantit pas que les primes ne reprendront pas l’ascenseur l’an prochain. «La tendance n’est pas à une augmentation aussi faible des primes pour 2009», reconnaît Nello Castelli.

A Genève, les représentants des assurés ne sont pas du tout optimistes. «Nous sommes au-delà du scepticisme: il s’agit d’un effet d’annonce qui n’augure rien de bon pour l’avenir, déclare Christian Canela, juriste de l’Association suisse des assurés (Assuas). C’est de la politique marketing à court terme. » Pour l’Assuas, la baisse des primes est liée à la votation sur la caisse unique: «Il s’agissait de ménager l’électeur. » L’association réclame l’accès à la comptabilité des caisses. «Sans cette transparence, le débat est faussé. Les caisses mêlent les revenus de l’assurance de base et des complémentaires, en transférant les gains de l’une sur les autres. »

Une diminution insuffisante pour le canton

Du côté politique, le Département de l’économie et de la santé (DES) considère que la diminution des primes est insuffisante. Dans un communiqué, il fait valoir que «les réserves excédentaires des assureurs dépassent de près de 40% en moyenne les exigences légales pour Genève en 2006».

En 2006, le canton a vu ses coûts de la santé baisser de 2%. Parallèlement, «les réserves sont passées de 28% fin 2005 à 35% fin 2006, alors que la loi les fixe à 15 ou 20%», précise le conseiller d’Etat Pierre-François Unger. Dès lors, Genève estime que les diminutions consenties par l’OFSP de 1% pour les adultes et les jeunes adultes, et de 5% pour les enfants, sont insuffisantes. Le DES avait réclamé en août une baisse de 3,5% en moyenne.

Pierre-François Unger en conclut que «l’OFSP prend visiblement davantage en compte les demandes des assureurs que les nôtres». Toutefois, il souligne que si une baisse de 1% n’est pas considérable en soi, le fait que la prime n’augmente pas aura un impact sur le budget de beaucoup de Genevois.

Comment réduire sa facture

Caisses. Chaque assuré peut changer de caisse pour sa couverture de base. Pour ce faire, il doit résilier sa police avant le 30 novembre par lettre signature et demander son admission à la caisse de son choix. Cette dernière ne peut refuser en aucun cas. Ce libre-passage ne concerne pas les complémentaires.

Franchises. Le passage à une franchise à option élevée permet aussi des économies. Mais il convient d’évaluer correctement ses dépenses de santé. Il faut là aussi envoyer une lettre signature. L’assuré a également le droit de revenir à une franchise plus basse. Il en va de même des modèles alternatifs.
Laurent Aubert

Les pharmaciens s’unissent aux médecins

Diminuer les coûts en améliorant la qualité des soins. Des médecins et des pharmaciens genevois estiment pouvoir réconcilier ces deux exigences en s’unissant dans un réseau.

Créé en 1991, le réseau Delta regroupe sur l’ensemble du canton 110 médecins, qui soignent près de 30 000 assurés. En s’y affiliant, le patient est prié de toujours consulter un médecin de famille avant de se diriger vers un spécialiste. Ce faisant, il économise entre 15 et 25% sur sa prime. «L’intérêt du réseau est de rapprocher le patient du médecin, déclare le Dr Marc-André Raetzo, l’un des fondateurs de Delta. Cela redonne du sens au métier du médecin de premier recours, qui coordonne les soins. Il rompt son isolement en participant à des cercles de qualité, au cours desquels les traitements sont discutés. Cette gestion permet de dégager environ 30% d’économies.

Dès janvier, ces médecins seront associés à une trentaine de pharmacies. «Avec son accord, le dossier du patient sera partagé entre le médecin et le pharmacien. Cela permettra un meilleur suivi et des conseils personnalisés. Par exemple, une alerte évitera de délivrer deux fois le même médicament, ce qui arrive parfois avec les génériques, explique Marc-André Raetzo. L’appartenance au réseau constituera un label de qualité pour les officines, elle n’a rien à voir avec un lien commercial. Le pharmacien s’engage à travailler davantage, en menant un véritable travail d’éducation. » La liste des médecins membres du réseau Delta peut s’obtenir auprès des caisses CSS, Helsana, Groupe Mutuel et Concordia.