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Cancer: ces plantes qui soulagent


Vendredi, 28 septembre 2007

Médecine naturelle · Certains produits peuvent être une aide précieuse pour améliorer la qualité de vie durant une chimiothérapie lourde ou une radiothérapie.  


Si les médecines alternatives ne peuvent guérir les maladies graves comme le cancer, elles peuvent néanmoins se révéler une aide précieuse dans l’amélioration de la qualité de vie des personnes qui subissent des traitements médicamenteux souvent très lourds.

Le présent article traitera du foie, des affections du système nerveux central (angoisse, stress…), de la peau et des muqueuses buccales lors de traitements à base de rayons ainsi que des moyens d’augmenter les défenses naturelles du corps. Un article à venir abordera les moyens d’atténuer les effets secondaires des médicaments et de diminuer les douleurs.

Menace de surcharge

Le foie est l’organe de désintoxication du corps. Lorsqu’il est surchargé, par exemple par des substances médicamenteuses, son fonctionnement est ralenti et il n’est plus capable d’éliminer les toxines qui vont s’accumuler dans le corps et provoquer de nombreux désagréments. Afin d’éviter pareille issue, nous recommandons de drainer le foie 2 à 3 fois par an avec des plantes comme l’aubier de tilleul, l’artichaut, le chardon marie ou le radis noir, pour ne citer que les plus importantes. Après le drainage, et pour maintenir de bonnes fonctions hépatiques, on prendra régulièrement des gélules contenant de l’artichaut et du chardon marie, régénérateurs hépatiques par excellence.

Anxiété, angoisses et troubles du sommeil affectent fréquemment les personnes atteintes de maladies graves. Pour ne pas contribuer à la surcharge du foie par la prise de médicaments classiques, nous tenterons d’atténuer ces symptômes avec les huiles essentielles. Pour une efficacité optimale, nous proposons de recourir simultanément aux trois voies d’administration possibles, soit externe – en massant le plexus solaire, les poignets et les plantes des pieds -, interne (gélules ou liquide) et par diffusion atmosphérique, de préférence à l’aide d’un appareil électrique. Les huiles les plus efficaces pour ces pathologies du système nerveux sont le mandarinier petit grain, la lavande officinale, le basilic tropical, la verveine citronnée et la camomille noble. Ces deux dernières huiles sont très puissantes mais également onéreuses. Il est donc conseillé de se renseigner à cet égard avant de faire préparer un mélange. Les patients incommodés par l’odeur puissante des huiles essentielles se tourneront vers les plantes, à consommer sous forme de gélules ou de liquides. Les plus renommées pour ces pathologies sont la passiflore, la valériane, le houblon et l’eschscholzia.

Lors de radiations au niveau de la bouche, la muqueuse est bien souvent endommagée. Des bains de bouche à base de sauge, de camomille, de calendula ou d’hamamélis soulagent l’inflammation et atténuent les douleurs. Un mélange d’huiles essentielles de cannelle, de girofle, de laurier noble et de lavande en bain de bouche s’avère par ailleurs très efficace contre les mycoses et autres atteintes bactériennes; il permet en outre de favoriser la cicatrisation. Une heure avant une séance de rayons sur la peau, nous recommandons l’application d’un mélange de niaouli et d’arbre à thé afin de diminuer l’intensité des radiodermites. Après la séance, on pourra appliquer un mélange contenant de la lavande aspic et du bois de rose dilué dans de l’huile végétale de calophylum. Enfin, des gélules de rose musquée amélioreront l’élasticité et l’hydratation de la peau, atténuant ainsi les effets néfastes des rayons.

Prudence nécessaire

Le système immunitaire des patients cancéreux étant souvent affaibli, nous recommandons de le renforcer à l’aide de l’échinacée, par voie interne, sur une période ne dépassant pas huit semaines, quitte à répéter le traitement deux à trois fois par an si nécessaire.

Cette plante ne doit toutefois pas être utilisée dans des cas de tuberculose, de leucoses, de sclérose en plaques, d’affections du sida ou d’infection VIH.

Des plantes dites adaptogènes, c’est-à-dire qui stimulent la résistance non spécifique de l’organisme, jouent également un rôle non négligeable dans la prévention des affections hivernales. On citera plus particulièrement l’éleutérocoque, le damiana, le ginseng et l’orpin rose.

Le rapport de confiance et de transparence entre praticien et malade est d’autant plus important lorsque la maladie est grave. Aussi ne pouvons-nous que recommander au patient de ne recourir à une thérapie parallèle qu’après en avoir parlé avec son médecin traitant.
BRIGITTE MUDRY DE QUAY