Les praticiens demandent moins de bureaucratie
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Mardi, 30 octobre 2007
Dans l’ensemble, les médecins sont plutôt satisfaits des conclusions du Conseil suisse de la science et de la technologie (CSST).
«Il y a encore quelque temps, on disait que la pléthore de médecins était la cause de tous les maux de notre système de santé. Aujourd’hui je suis heureux de voir qu’on s’inquiète d’une future pénurie», souligne malicieusement Pierre-André Repond, secrétaire général de la Société vaudoise de médecine. Le président de l’association faîtière des médecins suisses, la FMH, est lui aussi globalement d’accord avec la CSST en ce qui concerne la pénurie de généralistes. «Mais augmenter le nombre d’étudiants ne suffira pas à régler le problème», prévient Jacques de Haller. Et d’insister: «Il est indispensable de diminuer les rigidités administratives. » Aujourd’hui, l’application de la clause du besoin (interdiction d’ouvrir de nouveaux cabinets médicaux) aboutit parfois à des absurdités bureaucratiques. Dans le système actuel, pour se mettre à son compte, un médecin ne peut que reprendre un cabinet existant laissé par un confrère. «Or, dans certains cantons, deux praticiens exerçant à 50% n’ont pas le droit de remplacer un poste à 100%», explique Jacques de Haller.
Comme dans d’autres professions, le temps partiel séduit de plus en plus de praticiens et de praticiennes. Car nombre de femmes médecins optent pour cette formule. Cela est tout particulièrement vrai dans le canton de Vaud et à Genève.
«Il faudra aussi songer à des mesures incitatives pour attirer les jeunes médecins en campagne, estime Pierre-André Repond. On peut imaginer des aides communales pour trouver des locaux ou des allégements fiscaux. » De telles mesures sont déjà utilisées dans certaines régions françaises.
Pour engendrer de nouvelles vocations, la valorisation de la spécialité de généraliste paraît aussi incontournable. A la FMH, on propose ainsi la création d’instituts pour les généralistes au sein des Facultés de médecine. Des structures qui existent à Bâle et dans le canton de Vaud, mais qui manquent cruellement ailleurs.
Cédric Waelti

