Loi antifumée: Jean-Charles Rielle accepte de débattre
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Jeudi, 17 janvier 2008
Mardi soir, sur Léman Bleu, le médecin et conseiller national s’est excusé pour certains propos et s’est dit prêt à affronter qui que ce soit.
Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. C’est ce qu’a dû se dire Jean-Charles Rielle (photo Vogelsang) , médecin responsable du Cipret-Genève (Centre d’information pour la prévention du tabagisme) et conseiller national socialiste fraîchement élu. Mardi soir, lors de l’émission Genève à chaud, sur Léman Bleu, il s’est dit prêt à affronter qui la chaîne de télévision jugerait bon d’inviter pour un débat sur l’initiative visant à interdire la fumée dans les lieux publics, l’un des objets des votations du 24 février. Il avait pourtant décliné auparavant les invitations de la Tribune de Genève et de la Télévision suisse romande (lire nos éditions du 15 janvier). Sur le plateau d’Infrarouge, il aurait dû se trouver entre autres face à Christian Lüscher, avocat et conseiller national libéral, représentant des opposants à l’initiative.
Un communiqué du Cipret-Genève pouvait laisser entendre que ces opposants étant largement minoritaires politiquement, il ne valait pas la peine de débattre avec eux. Jean-Charles Rielle s’est excusé de ce «mot malheureux». Dénonçant le «faux procès» que lui fait la Tribune de Genève, il a accepté, «par transparence envers la population» l’invitation de Genève à chaud. Parce qu’il ne s’agit que d’un débat de dix minutes, et comme il l’a dit à Pascal Décaillet, «avec le professionnalisme qui vous anime, je suis sûr qu’on ne sera pas dans les guerres civiles mais dans l’information». Cependant, nous a-t-il expliqué, «les raisons professionnelles pour lesquelles j’ai dit non à Infrarouge et à la Tribune de Genève n’ont pas changé».
Antoine Grosjean

