< | >

L’Hôpital est resté très discret sur sa tarification


Samedi, 29 mars 2008

Le public a été peu informé sur le changement intervenu dans le calcul des tarifs.


Depuis 2006 pour l’accident et depuis 2007 pour la maladie, la facture d’un séjour aux Hôpitaux universitaires de Genève ne dépend plus de la durée de l’hospitalisation mais du diagnostic (nos éditions d’hier). Cette tarification par codes «DRG» (de l’anglais Diagnosis Related Group) implique de transmettre des informations plus détaillées aux assureurs. Pourquoi ne pas avoir informé largement le public? «Je n’étais pas du tout au courant», regrette l’avocat Mauro Poggia, au nom de l’Association suisse des assurés. «L’Hôpital a une politique de communication extrêmement limitée et a fait très peu de bruit sur un sujet polémique», ajoute Pierre-Alain Schneider, président de l’Association des médecins.

Le service de communication des HUG répond que «depuis janvier 2007, chaque patient est informé à son admission du nouveau système et de la transmission des codes DRG à son assurance, s’il ne s’y oppose pas. Une information figure au dos de chaque facture et dans la brochure d’accueil. Enfin, le journal Pulsations a consacré deux articles à ce sujet, en décembre 2005 et en février 2007. »
Sophie Davaris