Encourager plus les réseaux de soins
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Samedi, 27 septembre 2008
Les députés Michel Buchman (dc) et Michel Zadory (udc) souhaitent que le canton «encourage les pratiques interprofessionnelles en réseaux de soins», en mettant notamment en place «des conditions-cadres adéquates».
Le pharmacien romontois et le médecin staviacois citent en exemple les cercles de qualité pour la prescription de médicaments, qui réunissent médecins et pharmaciens, ainsi que l’assistance pharmaceutique en EMS, articulée autour de collaborations entre infirmières, médecins et pharmaciens. Ces deux mesures de pratiques interprofessionnelles ont, dans le canton, permis des baisses de coûts «très importantes». Le Conseil d’Etat reconnaît le bien-fondé et l’efficacité de ces pratiques mais propose néanmoins le rejet de la motion. Car une disposition allant dans le même sens existe déjà dans la loi actuelle sur la santé. Cette disposition stipule que l’Etat veille à coordonner les activités dans le domaine de la santé. Concrètement, elle couvre un champ d’application «beaucoup plus large» et «n’est pas restée lettre morte». Le Conseil d’Etat en donne pour preuve la mise en place du Réseau hospitalier cantonal et celui des soins en santé mentale. Quant à la mise en réseau de soins pour les personnes âgées, elle se développe. Ce faisant, le canton agit dans les limites de ses compétences, à savoir à l’échelle des institutions publiques. C’est dire que le secteur ambulatoire privé échappe à sa planification, et donc à une intervention directe de l’Etat ou des communes, explique le gouvernement aux deux motionnaires. Raison pour laquelle les collaborations au niveau privé doivent se faire sur une base volontaire. Par ailleurs, des démarches pour encourager la mise en réseau de soins intégrés ont lieu au niveau fédéral. Pour le Conseil d’Etat, il paraît ainsi «évident» que les conditions-cadres et les incitations, notamment financières, pour mettre en réseau les acteurs des soins, «doivent surtout être posées au niveau fédéral». Au plan cantonal, l’Etat et les communes peuvent certes promouvoir les collaborations entre institutions sanitaires publiques et secteur privé mais leur influence se limite aux institutions subventionnées. Cela étant, dans le cadre de la révision actuelle de la loi sur la santé, le Conseil d’Etat est quand même prêt à tenir compte du vœu des motionnaires. Afin de renforcer l’idée de la collaboration en réseaux, il propose de compléter la disposition actuelle en disant que l’Etat «et les communes» veillent à la coordination des activités dans le domaine de la santé, «notamment en encourageant les pratiques interprofessionnelles et interinstitutionnelles en réseaux de soins».
Claude-Alain Gaillet

