Communiqué du 27.11.2008 de l’Observatoire de la santé, un organisme rattaché à l’Office fédéral de la statistique. On peut se procurer gratuitement le résumé du rapport complet, ou commander celui-ci.
Les habitants de la Suisse sont globalement en bonne santé et bénéficient, lorsqu’ils sont malades, de soins de qualité. Telle est la conclusion du Rapport national sur la santé 2008 « La santé en Suisse », que l’Observatoire suisse de la santé vient de publier. Ce rapport met toutefois aussi en évidence l’existence de lacunes et de défis à relever. Un de ces défis est la répartition inégale de la santé dans la population, en raison principalement de niveaux de formation différents et d’une situation économique plus ou moins favorable. Un autre défi est lié à l’accroissement des troubles psychiques et des maladies chroniques, qui s’explique entre autres par le vieillissement démographique, par les conditions de vie et par les comportements individuels.
Dans le débat sur la santé, il était admis ces dernières années que le comportement individuel était la cause première de beaucoup de maladies chroniques, comme les maladies cardiovasculaires ou le diabète. Mais la recherche montre de plus en plus clairement que l’état de santé d’un individu est également déterminé par des facteurs externes. La situation sociale ou les conditions de vie, qui ont des répercussions positives ou négatives sur la santé, sont qualifiés de déterminants sociaux. En font partie des facteurs socio-économiques comme la formation, la profession et le revenu, de même que les conditions environnementales, et des facteurs individuels, tels que l’âge, le sexe, l’origine ethnique ou le statut social. Les déterminants sociaux influencent aussi les ressources de l’individu en matière de santé, par exemple son autonomie, sa propre estime, ou ses opinions, connaissances et compétences, ainsi que son engagement social.
La Suisse est, avec la Finlande et la Suède, un des premiers pays européens à décrire la santé de sa population à l’aide de tels déterminants dans un rapport national sur la santé. Elle parvient ainsi non seulement à dresser un bilan de santé de ses habitants, mais surtout à mettre en évidence les relations qui existent entre celle-ci et des facteurs sociaux plus globaux. Ce faisant, elle indique aussi de nouvelles voies à suivre par la politique de la santé.


