< | >

Genève reste serein

Jeudi, 29.01.2009

Secrétaire général adjoint au Département de l’économie et de la santé, Adrien Bron réagit au cri d’alarme des caisses.

Comment analysez-vous la situation pour le canton de Genève?

Les coûts de la santé en 2008 semblent être dans la ligne des prévisions qui ont servi à établir les primes. Il ne devrait donc pas y avoir encore eu de diminution massive des réserves à Genève. Pour mémoire, elles atteignaient 42% du total des primes à fin 2007. Nous espérons d’ailleurs que les primes 2009 ont été fixées suffisamment bas pour que la baisse des réserves soit enfin amorcée cette année.

Vous ne craignez donc pas une hausse brutale des primes cet automne?

Il faut distinguer. Des cantons comme Berne, Saint-Gall ou Argovie notamment, qui disposent de réserves inférieures à la limite légale, vont avoir des problèmes. Jusqu’à présent, ils ont vécu à crédit sur Genève, Vaud et Zurich, dont les réserves sont au contraire largement surdotées. La situation a été reconnue par l’OFSP en 2008; nous espérons que la correction va se poursuivre au cours des années à venir.

Est-ce que Genève peut ainsi se désolidariser de ces cantons en difficulté?

La loi stipule que les primes sont fixées pour chaque région de primes selon les coûts occasionnés dans cette région. Fondamentalement, on peut réfléchir à une prime unique pour toute la Suisse. Mais on ne peut pas appeler à la solidarité quand il s’agit de renflouer les réserves des uns et prôner le chacun pour soi le reste du temps.