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Jeudi, 26.02.2009
Consultations urgentes !
Question récurrente.
Point de friction entre les médecins de la ville et les médecins hospitaliers.
« Occupez-vous de vos patients et arrêtez de vous en décharger sur les urgences »
Problème insoluble ?
Manque de disponibilité, de dialogue, de structures plus souples ou au contraire abondance de bien.
A Genève il existe tellement de possibilités de consultations, qu’il serait bête de s’en priver. Vous voulez un médecin chez vous dans l’heure, OK, pas de problème.
Vous travaillez et les horaires des médecins de la ville ne vous conviennent pas, et bien vous pouvez passer dans une permanence, aux urgences de certaines cliniques ou à l’hôpital cantonal.
Mais pourquoi ne pas attendre le lendemain et discuter au téléphone avec votre toubib ?
Pourquoi cette angoisse de la maladie grave ?
Je n’arrête pas à longueur de journée de répondre au téléphone et de répéter,
-Pour une grippe, pas d’antibiotiques, il faut rester tranquille au lit 5 jours, boire beaucoup et faire baisser la température.
-Et bien docteur j’ai été aux urgences et vous savez ils m’ont confirmé ce que vous venez de me dire.
Et je ne vous parle des personnes qui m’appellent pour m’annoncer qu’elles ne viennent pas à la consultation car elles sont malades. Bizarre…
Et puis tous les autres, super sympa, qui ne veulent surtout pas me déranger car j’ai déjà trop à faire.
Je ne crois pas qu’il existe une bonne solution.
J’ai travaillé aux urgences de multiples hôpitaux de la Suisse Romande, il y a quelques années, et c’était déjà la même chose.
Il faut l’accepter.
Mais j’ai quand même une proposition, la régulation téléphonique. Un numéro et vous avez immédiatement un médecin qui va vous conseiller. Vous devez obligatoirement passer par lui avant de vous rendre aux urgences.
Il faut également mettre un peu plus d’ordre dans les organisations de médecins qui vont à domicile. Là aussi un tri devrait être obligatoire.
L’Association des Médecins de Genève s’en occupe et en discutera prochainement avec les médecins hospitaliers.
Bertrand Buchs

