«L’augmentation des primes maladie est indéfendable»
SANTÉ · Le Conseil d’Etat a écrit à Pascal Couchepin pour s’opposerà une hausse des cotisations de l’assurance-maladie à Neuchâtel
Rien ne justifie des primes d’assurance-maladie encore plus élevées. Face à la hausse de 3% ou 4% pré-annoncée par les assureurs dans le canton pour 2010, le Conseil d’Etat a tenu à réagir. La cheffe du Département de la santé, Gisèle Ory, a indiqué jeudi avoir écrit à Pascal Couchepin afin de s’opposer à cette augmentation. Selon le gouvernement, ni les coûts de la santé ni l’état des réserves ne peuvent expliquer une hausse des primes pour 2010. Cette démarche cantonale est une première.
La ministre socialiste a tout d’abord souligné qu’au niveau cantonal les réserves des assureurs dépassent largement les exigences légales, de 11,3% des primes. Elles sont même en augmentation depuis 2007 et devraient passer de 24,5% pour 2008 à 25,4% pour 2009. En 2010, cette surcouverture devrait s’élever à 70 millions de francs, soit 404 francs par assuré. «Pourtant, les primes n’ont pas baissé», a relevé Gisèle Or y. «En 2009, elles ont augmenté de 1,5%.»
Second argument du Conseil d’Etat: les coûts de la santé à charge des assureurs. Selon la cheffe de la Santé, ils restent plus ou moins stables. Ils ont baissé en 2006, n’ont pas changé en 2007, ont légèrement augmenté en 2008 et 2009 et devraient se stabiliser en 2010. Dans le canton, les coûts à charge de la LAMAL représentent 500 millions à 600 millions de francs, contre 23 milliards au niveau national. Gisèle Ory a finalement rappelé le contexte cantonal. Les Neuchâtelois paient déjà des primes élevées par rapport aux cantons, et beaucoup d’entre eux ont une situation financière difficile.
Avec des réserves dépassant le minimum légal et sans augmentation notable des frais pour les assureurs, le Conseil d’Etat ne voit donc aucune raison valable à une augmentation des primes d’assurance-maladie. Sinon dans un lissage des primes perçues au niveau cantonal. «Les assureurs ont peut-être peur de demander une hausse de 15% ou 20% dans les cantons dont les réserves sont insuffisantes ou dont les primes sont trop basses», a jugé la ministre de la Santé. «Mais Neuchâtel a fait de gros efforts pour réduire ses coûts et ne doit pas payer pour les autres.» Selon elle, le Département de la santé et des affaires sociales est celui qui a entrepris le plus de réformes structurelles au cours des dernières années. Ces réformes commenceraient à porter leurs fruits et à permettre de réduire les coûts. CMC
La ministre socialiste a tout d’abord souligné qu’au niveau cantonal les réserves des assureurs dépassent largement les exigences légales, de 11,3% des primes. Elles sont même en augmentation depuis 2007 et devraient passer de 24,5% pour 2008 à 25,4% pour 2009. En 2010, cette surcouverture devrait s’élever à 70 millions de francs, soit 404 francs par assuré. «Pourtant, les primes n’ont pas baissé», a relevé Gisèle Or y. «En 2009, elles ont augmenté de 1,5%.»
Second argument du Conseil d’Etat: les coûts de la santé à charge des assureurs. Selon la cheffe de la Santé, ils restent plus ou moins stables. Ils ont baissé en 2006, n’ont pas changé en 2007, ont légèrement augmenté en 2008 et 2009 et devraient se stabiliser en 2010. Dans le canton, les coûts à charge de la LAMAL représentent 500 millions à 600 millions de francs, contre 23 milliards au niveau national. Gisèle Ory a finalement rappelé le contexte cantonal. Les Neuchâtelois paient déjà des primes élevées par rapport aux cantons, et beaucoup d’entre eux ont une situation financière difficile.
Avec des réserves dépassant le minimum légal et sans augmentation notable des frais pour les assureurs, le Conseil d’Etat ne voit donc aucune raison valable à une augmentation des primes d’assurance-maladie. Sinon dans un lissage des primes perçues au niveau cantonal. «Les assureurs ont peut-être peur de demander une hausse de 15% ou 20% dans les cantons dont les réserves sont insuffisantes ou dont les primes sont trop basses», a jugé la ministre de la Santé. «Mais Neuchâtel a fait de gros efforts pour réduire ses coûts et ne doit pas payer pour les autres.» Selon elle, le Département de la santé et des affaires sociales est celui qui a entrepris le plus de réformes structurelles au cours des dernières années. Ces réformes commenceraient à porter leurs fruits et à permettre de réduire les coûts. CMC

