Des ultrasons antibourrelets
Une nouvelle technologie, peu invasive, pour traquer la graisse stockée et sculpter la silhouette
Vous envisagez une liposuccion pour en finir avec vos bourrelets? Une nouvelle technologie avec ultrasons vient de débarquer. Moins invasive que la lipo traditionnelle, elle permet, en plus, de remodeler l’ensemble de la silhouette.
Mais cette méthode est-elle faite pour vous? Petit tour d’horizon avec le Dr Kai-Uwe Schlaudraff, chirurgien plasticien à la Clinique des Grangettes à Genève. Il est un des premiers à utiliser cette technologie en Europe.
Ça remplace un régime?
En aucun cas. Comme toute autre liposuccion, celle à haute définition (ultrasons) permet de supprimer des amas de graisse récalcitrants, mais pas de maigrir de manière globale. Autrement dit, il est indispensable de modifier son alimentation, et de perdre quelques kilos, avant d’envisager une telle intervention.
Alors quoi de neuf?
- C’est une nouvelle technologie
Avec la liposuccion traditionnelle, on retire mécaniquement la graisse à l’aide de fines canules, en faisant de petites incisions dans les plis de la peau. Avec la lipo à haute définition, on utilise d’abord des ultrasons pour «libérer» les cellules graisseuses, puis on les aspire de manière peu traumatisante (voir infographie). - Avec de nouvelles applications
Cette nouvelle technologie permet d’aborder le patient dans sa totalité et de redéfinir l’ensemble de ses contours de manière harmonieuse plutôt que de travailler par zones.
Exemple: «On peut recréer une taille bien définie, affiner les cuisses, tout en gardant une certaine rondeur des fesses», souligne le Dr Kai-Uwe Schlaudraff.
Médicalement, c’est plus lourd?
Au contraire, la liposuccion à haute définition est une technologie qui est:
Peu invasive
Cette technologie permet notamment de bien cibler les tissus graisseux en préservant les petits vaisseaux et nerfs cutanés, explique le Dr Schlaudraff. Par conséquent, on peut évacuer jusqu’à 80-90% de graisse pure et, ainsi, limiter la perte de sang et l’apparition d’hématomes.
Stimulante pour le derme La liposuccion à ultrasons améliore la rétraction de la peau. Par conséquent, il n’y a souvent pas besoin d’avoir recours à la chirurgie pour retirer la peau en excès suite à une intervention, même après un retrait de graisse relativement important.
A qui ça s’adresse?
A ceux qui ont des bourrelets localisés, gênants, mais aussi à des personnes qui souhaitent améliorer les contours de leur silhouette, notamment en supprimant la petite couche de graisse qui s’est accumulée au fil des années et qui résiste à tous les régimes.
Exemple: un homme de 50 ans, qui fait attention à sa ligne et fait du sport pour retrouver un relief musculaire, n’aura jamais de «plaques de chocolat» à moins de s’entraîner à longueur de journée et d’avoir une alimentation ultraprotéinée. Mais avec la liposuccion à haute définition, qui permet d’agir même en surface, on pourra supprimer les 2-3 centimètres en trop, sans risque de faire des «crevasses».
L’effet est-il durable?
Oui. Une fois que la graisse a été retirée à un endroit, c’est définitif. En revanche, si vous ne prenez pas garde à votre alimentation et ne bougez pas suffisamment, des bourrelets vont apparaître ailleurs.
Toutefois, souligne le Dr Schlaudraff, «ce genre d’intervention permet de se sentir mieux dans sa peau et, du coup, d’avoir envie de prendre soin de soi, de s’alimenter correctement, de faire du sport… Cela aide également certains à retrouver confiance en eux.»
Ça fait mal?
Non, c’est peu douloureux, assure le Dr Schlaudraff. L’intervention se pratique sous anesthésie locale ou générale. «Il suffit de prendre des antalgiques tels que du Panadol les premiers jours pour ne pas avoir mal.» Quant au résultat, il est de 75% au lendemain de l’intervention et de 95% après trois mois, le temps que la peau se remette bien.
Combien ça coûte?
Les interventions se pratiquent suite à un devis. Il faut compter un minimum de 7000 francs
Pascale BIERI

