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Jacques-André Romand est le nouveau médecin cantonal

Tribune de Genève, tdg.ch
Samedi-Dimanche 19-20 décembre 2009

Le spécialiste en soins intensifs entrera en fonction le 1er février 2010.

Genève a enfin trouvé son médecin cantonal en la personne de Jacques-André Romand, 54 ans, médecin adjoint aux soins intensifs des Hôpitaux universitaires de Genève. Le poste avait disparu. Il a été recréé par la directrice générale de la santé, Anne-Geneviève Bütikofer, «au vu de la recrudescence des tâches». Jusqu’alors, trois médecins cantonaux délégués se partageaient le travail, à savoir la délivrance des droits de pratique, la surveillance des professions de la santé, l’épidémiologie et les maladies transmissibles. Tous trois restent en place et accueillent ce nouveau chef, qui devra doter le service «d’une vision plus large», annonce Mme Bütikofer. Interview du Dr Romand.

Vous passez des soins intensifs hospitaliers à l’appareil d’Etat. Pourquoi ce grand écart?
C’est en lisant la Tribune de Genève que j’ai vu que ce poste était vacant. Je quitte en effet trente ans de clinique pour un poste administratif. Il me reste dix ans de carrière, je voulais relever un nouveau défi. Je demeure chargé de cours à la Faculté de médecine et j’espère continuer mon projet en Mongolie (ndlr: où il s’investit dans la formation des médecins et des infirmières).

Quels seront votre rôle et vos priorités?
Le poste est resté vacant pendant huit ans. Je me réjouis de travailler avec les trois médecins cantonaux délégués. Dans la loi sur la santé, le médecin cantonal apparaît un peu comme le superpolicier de la santé. Ce qui m’intéresse, et j’en parlerai davantage ce printemps, ce sont les grands thèmes de santé publique.

Par exemple?
L’obésité. J’ai vu ses ravages aux Etats-Unis. Essayer de faire mieux est un défi. Il y a aussi le problème du vieillissement des baby-boomers. On a une connaissance partielle de la médecine genevoise. J’aimerais qu’on étudie, par exemple, les conséquences de la féminisation du métier – et des temps partiels – sur la prise en charge des patients.
Sophie Davaris