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Caisses maladie: Unger est «outré»

Tribune de Genève, tdg.ch
Jeudi, 30 septembre 2010

Le conseiller d’Etat en charge de l’Economie et de la Santé, Pierre-François Unger, ne comprend pas le refus du gouvernement qui ne veut pas d’une loi urgente relative aux réserves des assureurs maladie.

Suite au refus du Conseil fédéral d’une loi urgente pour régler le problème des réserves des assureurs maladie, le conseiller d’Etat Pierre-François Unger ne comprend pas l’entêtement du Conseil fédéral: «Il y a une crispation du gouvernement qui refuse les mesures votées par le Parlement. Cette situation est incompréhensible.»
Il y a deux semaines, le Conseil national avait répondu à l’ire actuelle des assurés romands en donnant suite, par 85 voix contre 66, à une initiative du Canton de Genève.
Mardi pourtant, le Conseil fédéral a annoncé qu’il préférait miser sur ses propres mesures, dont un «mécanisme correcteur» qui permettrait de restituer une partie des primes. Une intention que Pierre-François Unger juge «vague et fumeuse». Il attend de pied ferme les propositions écrites.

Coûts stables à Genève

Et le conseiller d’Etat genevois de poursuivre: «Aujourd’hui, on assiste au départ de deux assureurs qui s’en vont avec un sac rempli d’argent pour le livrer à d’autres cantons.» Un comportement dont Pierre-François Unger redoute les conséquences: «Comment demander à mes partenaires genevois d’être efficients alors qu’ailleurs les assureurs maladie piochent dans leurs réserves?»
Le conseiller d’Etat rappelle que les coûts de la santé sont stables dans le canton de Genève. Mais les réserves des caisses augmentent. Conclusion: les Genevois paient trop. D’où la volonté «d’établir des comptes séparés selon les cantons, pour déterminer les primes cantonales de l’année d’après de manière transparente». Et d’éviter ainsi tout transfert de réserves entre cantons.
Julien de Weck