La santé des employés compte pour l’entreprise
Entreprise Romande
29 octobre 2010
9 novembre 2010 colloque en partenariat avec la fer genève La santé au travail est un sujet de préoccupation grandissant. Directeur général de l’Office cantonal de l’inspection et des relations du travail (OCIRT) du canton de Genève, Bruno Giovanola interviendra pour lancer un colloque d’une journée sur la santé au travail.
A notre époque stressante, la bonne santé au travail est de plus en plus menacé. Mal de dos, migraines mais aussi mobbing ou même burn-out compromettent le bien-être et la performance. S’il n’existe pas de recette miracle pour prévenir ces divers maux, il existe des pistes simples à explorer pour améliorer la situation.
La promotion de la santé au travail est-elle le meilleur gage de survie à long terme des entreprises? Nous considérons en effet ces problèmes liés à la santé comme un enjeu majeur. On dit toujours que la force principale d’une entreprise, ce sont ses collaborateurs. Trop souvent, pourtant, on n’y fait pas assez attention et on ne leur donne pas la priorité. Or, un employeur ne doit pas ignorer que négliger les ressources humaines lui est préjudiciable. La maladie, les absences, le turn-over, tout cela représente des coûts cachés qui peuvent devenir abyssaux si on n’apprend pas à protéger la santé des collaborateurs. A l’OCIRT, nous avons six missions, dont celle de promouvoir un cadre serein sur la place de travail. Nous nous efforçons donc de faire de la prévention mais aussi de sensibiliser les entreprises et de faire des bilans réguliers.
Quels points particuliers abordera le colloque? La journée que nous organisons avec la Fédération des Entreprises Romandes Genève accueillera d’éminents spécialistes des aspects socio-économiques de la santé au travail, des chefs d’entreprise, des responsables des ressources humaines, ainsi que les partenaires sociaux genevois. Ainsi, le professeur de droit Olivier Guillot commencera par définir le cadre juridique de la santé au travail. Il rappellera ainsi les dispositions principales qui s’appliquent et engagent la responsabilité de l’employeur, comme la loi sur l’assurance accidents, par exemple. On entendra aussi Christophe Blanchot, animateur et formateur, s’exprimer sur la prévention des risques psychosociaux, puis Jean-François Marquis, historien et économiste, évoquer le lien entre les conditions de travail et les risques pour la santé. On présentera également les résultats d’études récentes en la matière. Le colloque devrait en outre être interactif, animé et enrichi d’exemples vivants. L’aprèsmidi, lors des ateliers de travail, les participants pourront approfondir certains aspects plus techniques, comme les coûts du turn-over ou encore le thème «diversité et discrimination», selon leurs intérêts. Enfin, avec plus de cent septante participants, le colloque est l’occasion idéale de réseauter et d’échanger des expériences. Bruno Giovanola 9 novembre 2010 colloque en partenariat avec la fer genève La santé au travail est un sujet de préoccupation grandissant. Directeur général de l’Office cantonal de l’inspection et des relations du travail (OCIRT) du canton de Genève, Bruno Giovanola interviendra pour lancer un colloque d’une journée sur la santé au travail. Santé au travail: un enjeu pour la santé économique de l’entreprise de 8 h. à 17 h. 30 – Programme et inscriptions: www.ge.ch/ocirt 3 questions à… Votre expérience professionnelle a-t-elle nourri vos connaissances en matière de santé au travail? Certainement! Lorsque j’étais directeur des ressources humaines et des relations publiques d’Alcan Aluminium Valais, aucune réunion au sommet ne commençait sans un état des lieux sur la santé et la sécurité au travail. Les bonus dépendaient autant de ces résultats que d’autres performances, purement économiques. Pour ma part, après une formation scientifique et de longues années passées dans le management en milieu industriel, je suis de plus en plus convaincu de l’importance du dialogue social. La préservation d’une ambiance sereine entre les partenaires sociaux est encore le meilleur moyen d’améliorer les choses. D’autre part, l’engagement de médecins du travail dans les entreprises qui en ont les moyens me semble très important. L’OCIRT pourrait ainsi mieux se concentrer sur les secteurs moins bien dotés.
Flavia Giovanelli

