Deux poids, deux mesures (éditorial de la Lettre de l’AMG de janvier-février 2011)

On m’a appris que ce qui est rare est cher. Rien de plus facile à vérifier si vous cherchez à vous loger au bout du lac. C’est simplement dramatique. Je ne vous parle pas seulement de trouver un toit pour un assisté, mais de se loger décemment à un prix supportable quand on n’est pas Crésus. Beaucoup de travailleurs genevois n’ont donc plus qu’un choix: penduler. Ils adorent! D’autant plus que Doris Leuthard vient de nous expliquer qu’il faudra passer à la caisse. Les comptes routiers sont bientôt à zéro. La vache à lait nommée bagnole serait-elle en train de s’épuiser alors que le succès des routes ne faiblit pas? C’est que les Suisses font de plus en plus de kilomètres avec un litre de carburant. Par chance, il y a encore quelques fans de Hummer et autres gros 4×4. Mais si tous les Suisses étaient épris d’une Smart, Fiat 500 ou autre hybride, la catastrophe serait déjà là.

Il faudra donc casquer, nous dit Doris Leuthard. La vignette pourrait augmenter de 40 à 100 francs, et même plus. Les taxes sur les carburants seront revues à la hausse. Il n’y a rien à discuter. Si vous voulez ou si vous devez rouler, il faudra cracher au bassinet. Et dire qu’on avait LA solution avec le train. Si propre, si rapide et si silencieux – pour ceux qui n’habitent pas à côté. Mais voilà, le train déborde aussi. Et on nous avoue que les transports publics ne sont pas si économiques. Tenez, par son billet ou son abonnement, l’usager du train ne couvre pas le coût du réseau ferroviaire. Il roule sur des rails payés par la princesse. Même chose pour les autobus qui utilisent les routes à l’oeil. Il faut donc assainir pour éviter le chaos. Finis les cadeaux, les billets de train augmenteront et ce ne sera pas à dose homéopathique.

Les règles économiques sont comme ça. Tout augmente. D’ailleurs, ce n’est qu’une broutille à côté de la Banque nationale qui aurait perdu 21 milliards – en gros les dépenses annuelles de l’assurance- maladie obligatoire – pour retenir l’envol du franc suisse. C’est une perte théorique, mais les cantons ne sont pas contents, car ils pourraient y perdre leurs dividendes. La Confédération sourit pourtant. Certes, elle ne fera plus de cadeau, mais elle a de bonnes nouvelles. Le déficit budgétaire 2010 prévu initialement à 1,5 milliards pourrait se transmuter en excédent de 3 milliards. Encore plus fort que la pierre philosophale! Donc, après Swissair et UBS, la valse des milliards continue. La fièvre est récurrente et elle fait vivre l’économie et les petits fours.

Rien de tout cela dans le secteur des soins, c’est une croissance stable et inexorable des coûts. Déprimant. Tellement qu’on parle toujours de coûts et jamais de bénéfices! Genève s’enorgueillit de contrôler temporairement la situation grâce à nous tous, soignants qui trinquons, car la consommation ne faiblit pas. Le pire, c’est que rien n’arrive à la contenir durablement sans entamer nos principes éthiques. Il nous faudrait un anti-Docteur Knock, capable de convaincre le plus rétif qu’il est en parfaite santé sans lui faire aucun examen de laboratoire. Il pourrait assurer le vrai malade qu’il sera plus vite guéri si on renonce au scanner et à la chimiothérapie et peut-être même instiller à certains consultants une telle sensation de bien-être que, pleins de confiance, ils s’abandonneront à la maladie jusqu’au dernier jour sans lui résister, à l’image de Molière pris d’une hémoptysie qui l’emporta en jouant Le Malade imaginaire.

Une erreur – ou une sage décision, suivant l’angle sous lequel on examine la chose – fut d’instituer avec la LAMal une protection tarifaire ambulatoire pour tous. Il n’y avait ainsi plus de marge de manoeuvre et la médecine ambulatoire se trouvait de fait sous le contrôle de l’Etat. Imaginer que prestataires et assureurs pourraient négocier des contrats équilibrés, c’était oublier que les assureurs-maladie étaient chargés de garder le trésor. Certains pensaient peutêtre qu’ils arriveraient ainsi à obtenir en douceur la reddition des médecins. Il faut dire que nous n’avons pas passé loin de la capitulation. Et que fait alors l’Etat? Il s’assure que le système de soins fonctionne et il suit les recommandations du Surveillant des prix, organe politique par excellence. On lui donne la décision, il trouve l’argumentaire. Il n’y a d’ailleurs rien d’autre à faire tant que les soins fonctionnent. Le système de santé suisse est excellent. Il n’y a que ceux qui n’ont jamais essayé de se faire soigner ailleurs qui en doutent. Circulez, il n’y a rien à voir!

Si certains commencent à penser qu’il est temps d’améliorer un peu le sort des agriculteurs, c’est parce qu’on craint leur disparition. Si le National Health Service britannique a vu son financement augmenter, c’est parce qu’il souffrait d’insuffisances totalement inacceptables qui n’ont d’ailleurs été que partiellement corrigées. Il n’y a donc pas d’espoir. Plus d’argent ne sera pas injecté dans notre système de soins tant qu’il fonctionne. C’est au moment du grounding de Swissair ou d’une menace immédiate de krach de l’UBS que les pompiers se sont réveillés. Quittons donc nos illusions ! Tant qu’il y aura assez de docteurs, tant que les consultations seront assurées, tant que nos listes d’attente seront plus courtes qu’à l’étranger, nous n’obtiendrons rien ou presque rien, dussions-nous implorer la grande mansuétude du ministre des économies.

Le décor étant placé, finissons par l’histoire. Elle est courte. Santésuise demande au Conseil d’Etat que la valeur de point tarifaire soit, selon ses calculs, corrigée à 87 cts. Lorsque cette valeur a été fixée à 96 cts en juillet 2006, nous avons calculé que l’application non biaisée de la convention de neutralité des coûts signée avec Santésuisse aurait dû la porter à 1,03 CHF. Vous vous en souvenez, le Conseil fédéral ne nous a pas écoutés. Cela va de soi, l’intérêt du citoyen est de payer le moins cher possible du moment qu’il est bien soigné. Reprenant la méthode d’indexation du Surveillant des prix à partir de 2006, nous calculons maintenant pour 2011 une adaptation à 1,05 CHF. Quel sera le jugement de Salomon? Je prends le pari que les règles ne seront pas les mêmes que si nous savions faire trembler le monde.
Pierre-Alain Schneider

Lettre ouverte au directeur général de la SSR

Heurté comme de nombreux médecins par le traitement réservé par la TSR, lors de son édition du TJ du 13 janvier 2011, au sujet de la surfacturation, le président de l’AMG a adressé au directeur général de la SSR, M. Roger de Weck, la lettre ouverte suivante. (pov)

Monsieur le Directeur général,

Sachant l’importance que vous avez accordée au respect de l’éthique et de la déontologie tout au long de votre carrière, permettez-nous d’attirer votre attention sur un traitement de l’information, qui n’en avait visiblement pas le souci.

Le sujet traitant de la surfacturation d’un médecin genevois diffusé lors du Téléjournal de 19h30 le 13 janvier 2011 a suscité de vives réactions parmi nos membres. Tout d’abord parce qu’il s’agit d’un cas exceptionnel à propos duquel nous n’avons, nous mêmes, aucune information et par conséquent aucun moyen de vérifier la véracité des faits allégués par ASSURA. Ensuite, parce que cette annonce de plainte pénale ne constitue pas pour autant une condamnation et qu’elle est délibérément rendue publique pour nuire à l’image de nos 1800 membres en activité qui respectent rigoureusement le tarif en vigueur.

Nous sommes particulièrement affligés par la légèreté avec laquelle le journaliste a traité ce sujet, diffusant sans esprit critique ni recherche d’information contradictoire les propos d’un assureur-maladie et de Santésuisse. Ainsi, les téléspectateurs auront-ils pu sans peine déduire que ce genre d’abus serait fréquent. Une telle partialité n’est pas acceptable. Nous relevons en particulier les points suivants :

1. Tant le titre «Ces chers médecins» que l’introduction du présentateur suggèrent d’emblée que ce genre de pratique n’est pas exceptionnel. La conclusion de la porte-parole de Santésuisse qui laisse entendre que les contrôles des assureurs maladie permettent d’économiser 1 milliard de francs par an est infondée. Si les assureurs vérifient de façon approfondie ou contestent des factures pour un tel montant, cela ne signifie pas que ces factures sont abusives. Elles sont le plus souvent parfaitement correctes même si, devant le harcèlement administratif, certains patients ou médecins abandonnent parfois leurs démarches pour se faire rembourser de montants modestes.

2. Qu’un médecin produise des factures atteignant l’équivalent de 26 heures de travail dans une journée, comme le déclare le directeur de la caissemaladie ASSURA, est évidemment scandaleux et intolérable, si c’est vrai. Il est d’ailleurs difficile d’imaginer qu’un excès aussi massif puisse avoir échappé aux patients ou aux assureurs traitant ces factures. Il faudrait en effet, même pour un médecin aux horaires excessivement chargés, que les factures soient plus que doublées pour arriver à de tels sommets. A-t-on seulement vérifié qu’il n’y avait pas cumul des prestations de plusieurs médecins sous un même nom, pratique qui n’a pas lieu d’être en dehors d’un établissement médical reconnu ?

3. Sans mettre a priori en doute le fond de cette affaire, nous sommes étonnés que cette dénonciation soit rendue publique par ASSURA. A notre connaissance, ASSURA a quitté Santésuisse, organisation faîtière des assureurs-maladie. Elle ne fournit ainsi plus ses données à Santésuisse et n’a plus d’accès aux données des autres assureurs. Or la clientèle d’un médecin est faite d’assurés de différentes caisses et une seule caisse ne peut disposer de données cumulant la totalité de l’activité d’un médecin.

4. La TSR cite l’exemple de deux factures de pédiatres pratiquant dans le même cabinet, l’une de 70 CHF, l’autre de 100 CHF. Une telle différence résulte naturellement de l’application du tarif Tarmed qui met l’accent sur un minutage précis de la consultation. Une question particulière des parents, un symptôme inhabituel ou un enfant particulièrement difficile peuvent parfaitement allonger la consultation et expliquer une facture d’un montant différent. Un forfait de consultation toujours identique signifierait que le médecin ne respecte pas les règles tarifaires.

5. D’une façon générale, des différences importantes de coût par patient sont habituelles dans une même spécialité, selon les particularités de l’activité et de la clientèle du médecin. Celui qui traite surtout des urgences ponctuelles chez des personnes en bonne santé aura des coûts par patient bas. Le suivi de malades chroniques ou en fin de vie se traduira en coûts considérablement plus élevés. Une pression économique renforcée et des poursuites judiciaires ne peuvent qu’inciter le médecin à renoncer à prendre en charge les cas difficiles pour les adresser d’emblée à l’hôpital. De même, un certain nombre d’assurés consultent plus tardivement, voire renoncent à certains traitements nécessaires sous la pression des coûts.

6. Il faut relever que les méthodes d’analyse statistique utilisées par les assureurs sont incapables de rendre compte de la diversité de la clientèle d’un cabinet. Elles mettent en cause tous les médecins qui dépassent de 30% la moyenne de la spécialité même lorsqu’ils ont une pratique parfaitement respectueuse. A procéder de la sorte, on dresserait une contravention à tous les conducteurs qui roulent à 100 km/h sur une autoroute où la vitesse moyenne serait de 80 km/h même si la limite autorisée est plus élevée. Si la loi ne donne aucun moyen de contrôle aux sociétés médicales, nous sommes cependant ouverts à la collaboration avec les assureurs lorsqu’il s’agit de déterminer les limites raisonnables dans un contexte particulier.

7. Enfin, la réponse du président de la FMH, Jacques de Haller, porte manifestement sur une question qui n’a pas de rapport direct avec le sujet traité. Il fait état des conséquences possibles de la pression tarifaire, mais pas dans un cadre de facturation abusive. Renseignement pris, il s’agirait d’une interview réalisée voici plusieurs semaines et sans lien avec ce cas particulier, ce qui n’est pas expliqué. Pour votre information, nous communiquerons le présent courrier à nos membres sous forme d’une lettre ouverte dans la prochaine édition de notre organe La lettre de l’AMG. En vous remerciant de votre appréciation, que nous publierons volontiers dans l’édition suivante, je vous adresse, Monsieur le Directeur général, mes bons et respectueux messages.
Pierre-Alain Schneider

La Constituante et la santé

Après deux ans de vifs débats (ses travaux ont commencé en novembre 2008), l’Assemblée constituante a accouché d’un avant-projet de Constitution, qui va être soumis à consultation. Sa qualité principale est la lisibilité et c’est là une vertu essentielle qui la différencie de la Constitution actuelle, du 24 mai 1847, rendue illisible par 164 ans de révisions ponctuelles.

Après une première mention dans le Titre II relatif aux Droits fondamentaux et buts sociaux, l’article 43 prévoit notamment que « L’Etat, en complément de la responsabilité individuelle et de l’initiative privée, prend les mesures permettant à toute personne: a. de bénéficier des soins nécessaires à sa santé ; (…) »

. Situé en bonne place (en quatrième position sur les onze tâches publiques de l’Etat), le thème de la santé est ensuite développé à la section 4 du chapitre II Tâches publiques du Titre VI Tâches et finances publiques, en 4 articles que vous lirez ci-après.

La consultation à venir, qui commence le 5 février et se terminera le 25 mars, vise à récolter les avis de tous les organismes et particuliers intéressés. Individuellement, chacun pourra en effet y répondre en consultant le texte complet de l’avant-projet et le questionnaire idoine sur: http://www.ge.ch/constituante  

Si des prises de position individuelles de médecins, ce serait bien, une prise de position collective de l’AMG, fondée sur l’opinion de ses membres, ce serait encore mieux.

Les médecins sont donc ici invités à faire part de leurs observations à l’AMG d’ici le 15 mars en écrivant à l’adresse du secrétariat, la position de l’AMG devant être déterminée par le Conseil du 21 mars.

Après cette consultation viendra le temps de la rédaction, puis de l’adoption du projet définitif, qui sera ensuite soumis au peuple pour l’automne 2012.
Paul-Olivier Vallotton

Section 4 Santé
Art. 161 Principes

1 L’Etat garantit à l’ensemble de la population l’accès au système de santé et aux soins.
2 Il veille à la santé publique et à la satisfaction des besoins en matière hospitalière, d’établissements médicaux sociaux, ainsi que d’aide et de soins à domicile.
3 Les droits des patientes et patients sont garantis.

Art. 162 Promotion de la santé
1 L’Etat prend des mesures de prévention et de promotion de la santé. Il veille notamment à réduire l’impact des facteurs sociaux et environnementaux sur la santé.
2 Il soutient la diversification des prestations de santé et une prise en charge globale des patientes et des patients.
3 Il coordonne les acteurs du système de santé publique en encourageant leur collaboration pour offrir des prestations de qualité et efficientes.

 Art. 163 Professions de la santé
1 Les soins sont dispensés par les membres des professions de la santé.
2 La surveillance de leur activité incombe à l’Etat. Elle ne peut être déléguée.
3 L’Etat soutient et promeut l’action des proches qui collaborent aux soins.

Art. 164 Fumée
Il est interdit de fumer dans les lieux publics intérieurs et fermés, en particulier dans ceux qui sont soumis à une autorisation d’exploitation.

L’amalgame dentaire sur la sellette

Le Courrier, Genève lecourrier.ch
Vendredi, 28 janvier 2011

Polémique : L’UE veut en savoir plus sur les risques sanitaires provoqués par les amalgames. Une interdiction aurait des effets jusqu’en Suisse où ce plombafge est en bout de course.
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Malgré de bons résultats, Novartis déçoit

letemps.ch
Vendredi, 28 janvier 2011

Les prévisions prudentes pour 2011 ont refroidi les investisseurs
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A Lucerne, les mauvais payeurs ne seront soignés qu’en urgence

Tribune de Genève, tdg.ch
Vendredi, 28 janvier 2011

Une liste noire sera élaborée. Médecins et hôpitaux y auront accès. Une approche qui ne séduit pas au bord du Léman
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Premiers résultats de la vaccination HPV dans le canton

Le Service de santé de la jeunesse, qui est rattaché au Département de l’instruction publique (DIP), et le Programme cantonal HPV, qui est rattaché à la Direction générale de la santé du Département de la santé (DARES), ont tiré ce premier bilan pour informer les médecins sur sa mise en oeuvre: dans le canton de Genève, 70% des jeunes filles de 14 ans étaient déjà vaccinées avec une dose de vaccin anti HPV et 65% avaient reçu trois doses. (pov)

Le programme cantonal de vaccination HPV a été lancé en septembre 2007 pour les jeunes filles âgées de 11-13 ans (7e année du cycle), puis, à partir de septembre 2008, pour l’ensemble des jeunes filles de 11 à 19 ans. Au total, 22 693 d’entre elles étaient concernées.
Les vaccinations sont réalisées par les médecins installés en cabinet (pédiatres, généralistes, internistes, gynécologues), le Service de Santé de la Jeunesse (SSJ) et les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG).
L’objectif du programme est d’atteindre 70% de couverture vaccinale avec trois doses de vaccin en informant les jeunes filles éligibles et en leur donnant un accès simple, facile et gratuit à cette vaccination.
L’Institut de médecine sociale et préventive de Genève (IMSP) a été mandaté pour évaluer la couverture vaccinale.
Au 31 décembre 2009, date de clôture des analyses, 33 460 doses de vaccins HPV avaient été injectées dont 36% de premières doses, 33% de 2e doses et 31% de 3e doses.
La moitié des vaccinations (50%) a été réalisée par des médecins installés et le reste, à parts égales, par les HUG et les SSJ. Les jeunes filles les plus jeunes ont surtout été vaccinées par le SSJ et les pédiatres, les plus âgées par les HUG et les médecins de ville, pédiatres, gynécologues et internistes.
Les pédiatres ont réalisé environ 70% des vaccinations des médecins de ville et près de 90% des vaccinations des jeunes filles de moins de 16 ans. Les jeunes filles plus âgées ont été vaccinées par les gynécologues et les internistes et généralistes.
Les taux de couverture pour les 22 693 jeunes filles du canton éligibles au 1er septembre 2008 (début du programme) sont en date du 31 décembre 2009 de 53%, 48% et 46% avec une, deux et trois doses respectivement. Ces chiffres sont variables selon la cohorte de naissance. La couverture vaccinale la plus élevée est atteinte chez les jeunes filles de 14 ans avec 65% des jeunes filles vaccinées avec trois doses. Les jeunes filles plus âgées et celles de 12 ans ont une couverture vaccinale plus basse en raison de l’entrée plus récente dans le programme.
La vaccination contre le cancer du col de l’utérus, qui était encore inconnue il y a quelques années, a été rapidement adoptée par la population. A Genève, 65% des jeunes filles de 14 ans sont déjà vaccinées. Ce résultat est d’autant plus remarquable que le programme cantonal a été mis en place rapidement et dans le contexte de la crise pandémique. La contribution des médecins installés a été déterminante. La promotion de ce vaccin doit se poursuivre pour que la couverture vaccinale des jeunes filles continue d’augmenter. Depuis janvier 2011, les jeunes femmes jusqu’à 26 ans peuvent aussi bénéficier de la gratuité de ce vaccin dans le cadre du programme cantonal (en attente de l’avenant à la Convention signée entre l’OFSP et la CDS).
Le rapport détaillé de l’IMSP sur la couverture vaccinale HPV dans le canton de Genève est disponible en suivant le lien http://ge.ch/dares/SilverpeasWebFileServer/Rapport_couverture_vaccinale_HPV_
IMSP_20100917.pdf?ComponentId=kmelia1030&SourceFile=1294734409877.pdf
&MimeType=application/pdf&Directory=Attachment/Images/

Des informations pratiques pour les médecins sur le programme de vaccination HPV et comment y participer sont disponibles sur le site de l’AMG. Les médecins participant au programme recevront des flyers pour sa promotion d’ici quelques semaines et une information du public est prévue avant le printemps.
Pour tout renseignement, les médecins peuvent s’adresser à la Direction générale de la santé au numéro 022 546 50 02 (Infoligne HPV).
Service de santé de la jeunesse (DIP)
Programme cantonal HPV (DGS / DARES)

La «malbouffe» rendrait dépressif


Jeudi, 27 janvier 2011

La consommation d’acides gras trans et de graisses saturées, tels que contenus dans les frites, accroît le risque de dépression, selon une étude espagnole.
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La Suisse avait prévenu des dangers du Mediator

letemps.ch
Jeudi, 27 janvier 2011

Swissmedic a eu des «doutes» sur la sécurité du médicament de Servier en 1997. Une version qui contredit celle avancée par le groupe
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Novartis tout proche des 10 milliards de bénéfice

letemps.ch
Jeudi, 27 janvier 2011

Le groupe pharmaceutique bâlois Novartis a annoncé jeudi avoir dégagé l’année dernière un bénéfice net en hausse de 18% à 9,969 milliards de dollars. Le patron Joseph Jimenez a perçu 11,7 millions de francs au titre de 2010, soit la rémunération la plus élevée de l’ensemble des managers

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