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L’abcès est enfin crevé


Samedi, 29 octobre 2011

Dans le feuilleton du Réseau Santé Valais

 il aura fallu attendre la sanction du peuple pour que les choses bougent! La démission du président du conseil d’administration et son renouvellement complet étaient la moindre des conséquences à tirer du vote de dimanche dernier. Après des mois de polémiques, l’abcès est enfin crevé. Il aurait dû l’être bien plus tôt au fil des affaires Savioz, du chirurgien amateur de football et des audits clairs sur la nonchalance des capitaines du RSV.

En refusant la nouvelle loi hospitalière, les Valaisans ont surtout désavoué un état d’esprit arrogant et incorrigible. Alors que les référendaires demandaient des structures plus démocratiques dans ce monopole du RSV qui emploie 5000 personnes, on leur a ri au nez. Ce fut un dialogue de sourds imposé par les gens en place contre une opposition qui amenait des faits, des critiques et des propositions.

A la tête du conseil d’administration, le président Raymond Pernet dirigeait la manœuvre depuis le début de l’aventure du RSV en 2004. Il avait la culture politique du PDC majoritaire où l’on ne concède rien.

Personne n’est dupe en Valais que c’est le fusible qui a sauté, mais que le vrai responsable de la cacophonie est le chef du Département de la santé, Maurice Tornay lui-même. Il s’est tenu dans sa tour d’ivoire, fuyant l’opinion publique, protégeant les gens en place, esquivant les attaques et minimisant les problèmes. Lui ne démissionnera pas. Mais dorénavant il semble bien seul pour relancer la machine du RSV.
Eric Felley

 

Le président du Réseau Santé Valais démissionne

RENOUVELLEMENT 

Le président du Réseau Santé Valais (RSV), Raymond Pernet, et deux membres du conseil d’administration démissionnent. Ils ont indiqué hier remettre leurs mandats au Conseil d’Etat afin que l’Hôpital du Valais puisse retrouver la sérénité nécessaire.

Avec le renouvellement déjà planifié pour fin 2011 des quatre autres administrateurs, l’entier du conseil d’administration de l’Hôpital du Valais devra être renouvelé.

Le gouvernement valaisan a pris acte de la décision des démissionnaires, leur demandant d’assurer l’intérim jusqu’à la mise en place du nouveau conseil. Ce qu’ils ont accepté.

Le résultat du vote sur le référendum contre la loi sur les établissements et institutions sanitaires (LEIS) dimanche dernier a eu raison des administrateurs de l’Hôpital du Valais. En acceptant ce référendum par 54,5% des voix, les Valaisans ont désavoué le Grand Conseil, qui avait adopté la nouvelle législation, et surtout manifesté leur mécontentement face aux manquements du RSV, au sein duquel de nombreux dysfonctionnements ont été dénoncés.
ATS