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Charles Kleiber à la rescousse de l’Hôpital du Valais

Tribune de Genève, tdg.ch
Mardi, 24 janvier 2012

L’ancien secrétaire d’Etat entame son nouveau mandat avec la volonté de faire table rase des récentes polémiques

«Rien ne se fera dans la facilité, mais le défi est passionnant.» Charles Kleiber, nouveau président du conseil d’administration de l’Hôpital du Valais, a bon espoir de ramener le calme dans une institution minée par des mois de tourmente. L’ancien secrétaire d’Etat à l’Education et à la Recherche, 69 ans, a été nommé en décembre par le Conseil d’Etat, pour un mandat de deux ans. Son prédécesseur, le Dr Raymond Pernet, avait démissionné en octobre, juste après le rejet dans les urnes de la nouvelle loi hospitalière valaisanne.
Entièrement renouvelé, le conseil d’administration veut suivre les recommandations des experts français qui avaient passé au crible le Réseau Santé Valais (RSV) il y a un an. Cet audit relevait notamment la nécessité d’améliorer la gouvernance. Résultat: un nouveau concept sera établi d’ici à la fin du mois de mars, avec des cahiers des charges précis pour les directions des différents établissements et pour la direction générale. Ces postes clés seront mis au concours. Tous les responsables en place devront démissionner et seront invités à postuler – dans la mesure où ils adhèrent à la nouvelle stratégie.

Les sept administrateurs jouiront d’un pouvoir renforcé. A eux de prendre les décisions importantes, désormais, sur la base d’un contrat de prestations bientôt signé avec le gouvernement valaisan.
Ils ont d’ores et déjà convié trois professeurs des Hôpitaux universitaires vaudois, genevois et bernois en qualité de conseillers médicaux permanents. «Il s’agit d’instaurer un véritable partenariat qui doi
garantir à l’Hôpital du Valais les meilleures compétences», a souligné Charles Kleiber, hier, à Sion.
L’ancien patron du CHUV souhaite en outre rencontrer le chirurgien par qui le scandale était arrivé. Le professeur Daniel Savioz, qui doutait de certains résultats médicaux du RSV, avait été licencié en février 2010 pour avoir fait examiner les dossiers en question par des confrères genevois. La justice valaisanne l’a blanchi depuis lors.
Autre signe de la volonté d’apaisement du conseil d’administration: l’abandon des poursuites civiles engagées contre Jean-Claude Pont et Serge Sierro, les deux principaux dénonciateurs des dysfonctionnements du RSV. La hache de guerre semble bel et bien avoir été enterrée. Dès l’annonce de la nomination de Charles Kleiber, Jean-Claude Pont avait salué ce choix, garant selon lui d’un débat «dépolitisé».
P.M.