Diabète: l’UNIGE participe à un projet européen
Institutions et pharmas collaboreront pour améliorer les traitements
C’est un des rares exemples où la recherche fondamentale vise des applications médicales. Doté de 54 millions de francs, le projet Direct (Diabetes research for patient stratification ) a pour ambition d’identifier différents profils génétiques de patients souffrant du diabète. Le but: comprendre les particularités biologiques de la maladie et les spécificités génétiques des patients afin de les utiliser pour personnaliser le traitement, voire prédire la survenue de la maladie chez un individu.
Seule institution suisse à participer au projet européen, qui doit durer sept ans, l’Université de Genève collabore à l’analyse expérimentale et statistique des mesures biologiques extraites des patients diabétiques. «Nous sommes un des laboratoires à la pointe en matière d’analyse des données génomiques. En outre, Genève est un des pionniers dans la recherche sur le diabète», justifie Emmanouil Dermitzakis, professeur au Département de médecine génétique et développement, et coordinateur du projet au niveau local.
«Notre ambition est d’extraire du seul échantillon de sang des dizaines de milliers de données en analysant non seulement l’ADN, mais aussi l’ARN et les protéines afin d’établir des profils de patients», explique le professeur. Quelque 100 000 échantillons de diabétiques et non diabétiques seront ainsi passés au crible. Les 150 chercheurs de 21 institutions et quatre compagnies pharmaceutiques veulent ensuite tirer profit des dissemblances identifiées pour personnaliser au mieux les traitements.
Anne-Muriel Brouet

