DARES : Fiches d’informations épidémiologiques concernant différents pathogènes

Le service du médecin cantonal, dans le cadre de la surveillance épidémiologique des maladies transmissibles, a élaboré des fiches d’informations épidémiologiques concernant différents pathogènes. Six fiches sont actuellement publiées, (Campylobacter, Salmonelles, Shigelles, Hépatite A, Méningocoques, Légionelles), quatre autres vont les rejoindre d’ici quelques jours (hépatite B, hépatite B aiguë, hépatite C, hépatite C aiguë). Les fiches en préparation concerne les infections sexuellement transmissibles (chlamydia, gonocoques, syphilis, VIH) et la rougeole. Ces fiches seront mises-à-jour annuellement. Elles sont à la disposition du tout publique et des professionnels de la santé via le site internet du Dares, http://ge.ch/dares/maladies-transmissibles/a_votre_service-situation_epidemiologique_dans_canton_genave-8889.html.  

Unité de soins palliatifs communautaire

Une équipe mobile à votre service est le titre du nouveau dépliant élaboré par l’unité de soins palliatifs communautaire en collaboration avec le service de la communication patients et usagers des HUG.
Des exemplaires de cette brochure peuvent être commandés par téléphone au 022 372 33 27 ou par courriel : communautaires.soinspalliatifs@hcuge.ch

Un printemps blanc (éditorial de La Lettre de l’AMG d’avril 2012)

Le printemps nous accueille avec une douceur inaccoutumée. D’aucuns y verront le témoin du réchauffement qui menace notre planète. La terre trop sèche ne pourra bientôt plus nourrir les jeunes pousses si la pluie n’est pas au rendez-vous. Mais, carpe diem ! Par ma fenêtre, je contemple un magnifique cerisier en fleur sur fond de ciel bleu. Pas une feuille. Il n’est couvert que de pétales immaculés qui chantent le réveil de la nature endormie depuis des mois.

Des pétales blancs comme les cercueils de nos collègues disparus trop tôt sous les neiges de Norvège avec leurs compagnons, ensevelis sans bruit, emportés par la montagne qu’ils aimaient. Ils nous ont quittés sans avertir et nous laissent profondément tristes, comme tous ces parents belges à qui un enfant a été arraché au retour de vacances de ski. C’est pourtant un message de vie qu’il faut recevoir. «La mort n’est rien. Je suis seulement passé dans la pièce d’à côté. [...] Ne prenez pas un air solennel ou triste. Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble… » pouvait-on lire sur l’un des avis mortuaires. La tristesse fait partie de la vie, comme la joie. Des vies se sont arrêtées, d’autres continuent, plus lourdes à porter. Nos pensées accompagnent ceux qui ont été touchés au plus profond d’eux-mêmes.

Ce début du printemps est aussi à marquer d’un échec. Nous n’avons pas réussi à réunir les signatures nécessaires à notre initiative fédérale Pour la transparence de l’assurance-maladie. Nous sommes arrivés à mi-chemin. Nous avons pourtant été nombreux à y croire, à récolter des signatures pour ce projet un peu difficile à expliquer à celui qui n’a pas été victime des manipulations auxquelles nous voulions mettre fin. Car, vous le savez, il y a deux sortes d’assurés en principe solidaires: ceux qui paient seulement des primes et ceux qui coûtent. Il n’est pas difficile de comprendre lesquels sont des clients intéressants pour un assureur pressé d’obtenir les meilleurs résultats de son entreprise. Le but de l’assurance-maladie est pourtant de permettre à chacun d’accéder aux soins dont il a besoin, n’est-ce pas ?

La réalité est hélas que les soins auxquels chacun peut légitimement prétendre sont devenus lourds et d’autant plus coûteux qu’ils sont efficaces et permettent de préserver la vie. Faut-il en conclure que les soins efficaces ne sont pas économiques? C’est un peu vrai sur le long terme. Les quelques pourcents gagnés sur la mortalité due aux maladies cardiovasculaires sont, par exemple, reportés quelques années plus tard sur d’autres affections. La médecine n’est pourtant pas une fuite en avant guidée par des motifs futiles. Ce n’est pas la mort qui nous intéresse, mais la vie. Accompagner la vie avec ses aléas, jusqu’au dernier jour, préserver une vie de qualité. L’objectif n’est évidemment pas de fabriquer des centenaires, mais il faut admettre qu’il est difficile de soigner efficacement sans guérir… Il n’est en revanche pas acceptable de mettre à l’écart celui qui est atteint dans sa santé. C’est pourtant ce qui se passe dans bien des sociétés et c’est ce que certains souhaitent réintroduire chez nous en refusant des prestations au malade coûteux, désormais déchu de sa qualité de client chéri de l’assureur.

«La force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres…» lit-on dans le préambule de notre Constitution fédérale, un texte auquel il serait parfois bon de retourner1. C’est dans cet esprit que nous avons porté ce projet d’initiative avec optimisme quant à la capacité des médecins à se mobiliser. Nous nous étions assurés de l’appui de nombreuses sociétés cantonales soeurs. Nous avions un optimisme qui met en mouvement, qui permet de croire qu’un changement est possible parce qu’il est nécessaire. Et nous avons été comblés par votre participation à ce projet, même si les plus enthousiastes d’entre nous ont pu dire qu’on aurait pu faire plus. Le constat est clair et ce n’est pas une surprise: il n’est pas possible de faire aboutir une initiative constitutionnelle fédérale avec les forces d’un ou deux cantons.

Nous croyons cependant que les médecins doivent être capables de mobilisation. Nous sommes porteurs, par notre savoir, d’une mission que nous ne pouvons pas abandonner aux lobbies économiques et politiques. Les malades attendent à juste titre des médecins une éthique irréprochable. C’est, ma foi, souvent incompatible avec une approche purement économique. Sur le terrain politique, les conflits sont certes innombrables et des compromis nécessaires. Mais nous devons garder la passion, le même feu sacré qui anime les montagnards. Oser prendre des risques, certes mesurés, mais des risques tout de même y compris celui d’échouer ou d’être désavoués. Car la politique est un peu comme la recherche: il faut beaucoup de projets pour n’en voir aboutir qu’un ou deux.

Que ce soit votre conclusion ! Restons plus que jamais prêts à rebondir, prêts à nous remettre en route pour une nouvelle ascension. Nous ne sommes pas arrivés au terme de cette course, mais nos guides préparent la suivante avec le même soin. A tous un très grand merci !
Pierre-Alain Schneider

1http://www.admin.ch/ch/f/rs/1/101.fr.pdf

Nouveau financement hospitalier

En ce début d’année, l’introduction au 1er janvier du nouveau système fédéral de financement hospitalier s’est accompagné, du côté des patients et des prestataires de soins de contretemps, d’incompréhensions, d’insécurités, et de colères dues à la pratique de certains assureurs. D’où ce courrier, du 22 février 2012, que la Direction générale de la santé a adressé aux assureurs, signé de son responsable, M. Adrien Bron. Il intéressera tant les médecins, les patients et les assurés que les contribuables et les citoyens… (réd)

Courrier aux assureurs                                                     Genève, le 22 février 2012

Concerne : nouveau financement hospitalier, hospitalisations privées

Madame, Monsieur, Pour répondre aux exigences du nouveau financement hospitalier, le canton de Genève a actualisé sa planification hospitalière et a décidé d’inscrire sur la liste certaines prestations réalisées par des cliniques privées.

L’Etat est prêt à financer ces prestations à hauteur de 21 millions représentant une charge supplémentaire dans son budget. Cet effort financier considérable doit bénéficier aux patients genevois.

Depuis le 1er janvier 2012, les cliniques privées ne cessent pourtant d’attirer notre attention sur le fait qu’elles rencontrent des difficultés dans leurs négociations avec certains assureurs, en particulier concernant les prestations ne figurant pas sur la liste hospitalière cantonale. Ceci a des conséquences négatives sur la négociation et la signature des mandats de prestations entre ces établissements privés et l’Etat.

Le nouveau système hospitalier n’a pas été conçu pour conduire à un désengagement massif du financement des hospitalisations de la part de l’assurance obligatoire des soins.

En effet, la législation fédérale prévoit la coexistence d’un régime d’hospitalisation non subventionné, dit régime conventionné, parallèlement au régime répertorié. L’attitude de certains assureurs, connus de la Direction générale de la santé, qui refusent à leurs assurés des prestations couvertes par leur police d’assurance, paraît incompréhensible, notamment aux yeux de ces derniers.

Dans ce contexte, l’Etat ne peut laisser ses citoyens sans information. Aussi, nous vous rendons attentifs au fait que nous communiquerons, auprès des partenaires du réseau et par les moyens de communication usuels, la liste des assureurs qui refusent des prestations à leurs clients, notamment aux bénéficiaires de couvertures d’assurances complémentaires privées, dont les conditions générales n’ont fait l’objet d’aucune modification au 1er janvier 2012.

Nous regrettons cet état de fait que nous espérons transitoire et nous espérons que la tardive réorganisation du marché de l’assurance et des soins privés pourra s’effectuer sans dommage pour vos clients.

Nous vous remercions de bien vouloir préciser si vos produits continueront à couvrir les soins privés à Genève.

Dans l’attente de votre prompte réponse, nous vous prions de croire, Madame, Monsieur, à l’expression de notre plus haute considération.
Adrien Bron, Directeur général

Copies à :
M. Ph. Cassegrain, Président, Association des cliniques privées de Genève
M. P.-A. Schneider, Président, Association des médecins du canton de Genève
M. B. Gruson, Directeur général, Hôpitaux universitaires de Genève

Nouvelle liste hospitalière pour le canton de Genève

En novembre 2011, le Conseil d’Etat a adopté la nouvelle liste hospitalière cantonale. En vigueur dès le 1er janvier 2012, simultanément avec le nouveau système fédéral de financement hospitalier, basé sur des forfaits par cas ou par journée, cette liste comprend uniquement les établissements mandatés par le canton pour effectuer des prestations hospitalières cofinancées par l’assurance obligatoire des soins et l’Etat de Genève.

Les établissements figurant sur la liste doivent couvrir les besoins en soins de la population genevoise, tels qu’ils ont été définis dans le rapport de planification médico-sociale et sanitaire 2012-2015. La nouvelle liste tient compte de l’existence d’une offre privée non subventionnée dans le canton de Genève.

Vingt-cinq pôles d’activités médicales ont été définis.

En ce qui concerne l’activité chirurgicale en clinique privée, six pôles d’activité ont fait l’objet d’un appel d’offres :
• cardiologie, vasculaire
• digestif
• gynécologie
• orthopédie, rhumatologie
• uro-néphrologie
• obstétrique.

Cliniques privées, ayant obtenu un ou plusieurs mandats de prestations, figurant sur la liste hospitalière :
• Hôpital de la Tour (sites de Meyrin et Carouge)
• Clinique Générale-Beaulieu
• Clinique La Colline
• Clinique des Grangettes
• Clinique privée des HUG

Autres établissements figurant sur la liste hospitalière :
• Clinique genevoise de Montana
• Clinique de Joli-Mont
• Clinique Belmont
• Maison de Naissance La Roseraie

Nouveau financement hospitalier
L’accès à des soins en cliniques privées pour des patients ne disposant que de l’assurance de base est possible en respectant des conditions d’admission très précises.
Pour les patients disposant d’une assurance complémentaire d’hospitalisation, certains assureurs ont saisi l’occasion de ce nouveau financement pour tenter d’imposer de nouvelles restrictions à leur prise en charge, restrictions le plus souvent fantaisistes, mais contribuant à faire durer un climat délétère.
Dans cette phase de transition, il est périlleux pour les médecins d’exercer leur devoir d’information envers le patient.
Avant toute intervention, il est impératif de préciser, avec la direction de l’établissement concerné, les conditions financières exactes d’une éventuelle prise en charge.

Pour toute question relative à une admission en lien avec le nouveau financement hospitalier, la Direction générale de la santé a ouvert une ligne téléphonique qui répond à vos appels

le mardi & le jeudi de 10 h 00 à 12 h 00 au numéro: 022 546 51 00.

Vous pouvez également poser votre question par voie de messagerie à l’adresse :

http://ge.ch/dares/planification-reseausoins/liste_hospitaliere-1155-3689.html

Jean-Claude Brückner 

Tarifs médicaux à Genève

Un communiqué de l’AMG

La valeur de point TARMED détermine le prix des prestations médicales remboursées par l’assurance-maladie obligatoire. En confirmant, lors de sa séance du 21 février 2012, la valeur de 96 cts en vigueur depuis 2006, le Conseil d’Etat genevois rend un jugement de Salomon si tant est qu’il ne peut diverger fortement de la voie suivie par les autres cantons suisses. Il convient de rappeler que les résidents genevois qui se feraient soigner chez un médecin vaudois n’y seront pas entièrement remboursés puisque ce canton applique une valeur de 98 cts. D’autre part, plusieurs cantons appliquent, à la différence de Genève, des valeurs différentes pour les médecins indépendants, les hôpitaux publics et les hôpitaux privés, ce qui signifie que les prix des prestations y sont différents.

La décision du Conseil d’Etat confirme la politique fédérale qui consiste à faire supporter aux soignants, notamment médecins et établissements de soins, une part importante de l’augmentation des coûts de la santé dans le domaine ambulatoire, alors que cette augmentation relève d’une croissance des besoins. Ainsi, les prix appliqués pour une même consultation ne sont pas adaptés au renchérissement, ceci depuis plus de vingt ans, contrairement à ce que l’on peut observer pour les émoluments de l’administration ou les tarifs des transports publics.

Cette pression économique n’est plus supportable et elle aboutira à la disparition progressive des cabinets médicaux indépendants devenus incapables d’assumer des charges qui ne cessent de croître. Ils feront place à des centres de soins optimisés, peu personnalisés, et contraints de travailler plus superficiellement, parfois même avec des médecins fuyant des pays où les conditions de travail sont bien plus mauvaises.

L’AMG dénonce et combat l’orientation de la politique de la santé en Suisse qui ne fait que suivre celle de nombreux autres pays avec le résultat que l’on connaît. Les efforts consentis en faveur de la qualité des soins seront inutiles si ces soins ne peuvent être fournis faute d’un financement adéquat. L’AMG le regrette, mais dans ce cas, elle ne peut que prendre acte des décisions de l’autorité.

Bilan de l’épidémie de rougeole à Genève

Depuis le 1er janvier 2011, 219 cas de rougeole ont été déclarés dans le canton de Genève (voir figure), comparé à 9 cas en 2010
Accès au communiqué du Service du Médecin cantonal, DGS, Genève

Recommandations concernant les produits injectables de comblement des rides fabriqués par l’entreprise Choc Medical

[Contenu réservé aux médecins]

Prévention du cancer du col de l’utérus : vaccination gratuite HPV

Le Dr Philippe Sudre, Médecin cantonal délégué, vous prie de prendre connaissance du courrier envoyé aux jeunes filles/femmes de 17 à 26 ans par la DGS.
Il n’est pas inutile de rappeler que cette vaccination doit passer par le programme cantonal pour être prise en charge (donc gratuite), selon la procédure habituelle (commande des doses à Proximos, bon de vaccination à remplir et facturation semestrielle des injections par le médecin participant au programme cantonal de vaccination à la DGS, selon les modèles disponibles sur notre site).
De son côté, le SSJ propose la vaccination aux élèves qui entrent au cycle (9e année sous Harmos). Leurs parents reçoivent aussi cette semaine un courrier avec un consentement à retourner au SSJ (ne pas confondre avec le bon de vaccination).

Accès au courrier adressé aux jeunes filles/femmes de 17 à 26 ans

 

Recommandations pour le traitement précoce des infections sexuellement transmissibles (IST)

[Contenu réservé aux médecins]