< | >

CLAUDE TORRACINTA SAUVÉ !

Cet article a plus d'un an, les informations pourraient être perimées. Merci d'en tenir compte.


Mardi 8 mars 2005

HOSPICE GÉNÉRAL Le président du conseil d’administration maintenu à son poste

GENÈVE Le gouvernement ne sanctionne pas l’ancien journaliste malgré le déficit annoncé de 46 millions. Il ordonne néanmoins un audit de l’institution

Claude Torracinta est sauf ! Le patron de l’Hospice général ne sautera pas, malgré le déficit de 46 millions en 2004 de l’institution qu’il préside. Son salut, l’ancien journaliste le doit au gouvernement genevois. « Ce n’est pas en coupant des têtes qu’on résout les problèmes », a en effet affirmé hier la présidente du Conseil d’Etat, Martine Brunschwig Graf. L’exécutif a néanmoins annoncé avoir pris les mesures nécessaires afin de ne plus avoir à boucher les trous.

« La contribution de l’Etat a triplé ces dernières années, mais l’organisation de l’Hospice n’a pas suivi. Ce n’est pas une question de personnes, mais de gouvernance », estime la cheffe des Finances. Le fonctionnement de l’établissement sera donc passé au crible ces prochaines semaines à travers un audit du contrôle interne et du service financier de l’Hospice. Le Conseil d’Etat annonce par ailleurs le dépôt d’un projet de loi en avril modifiant l’organisation de l’Hospice. « Cela était prévu depuis quelque temps. Aujourd’hui chaque parti politique est représenté au conseil d’administration de l’institution, composé de 17 membres. Il fonctionne plus comme un parlement faisant de la politique que comme un conseil devant gérer efficacement l’Hospice », estime Martine Brunschwig Graf. Pour elle, ce mode d’organisation doit être revu.

Autre point, le gouvernement entend clarifier le statut de l’Hospice. « Cet établissement subventionné est autonome, mais l’Etat doit quand même sortir les 46 millions. C’est une autonomie particulière. Il n’est pas normal que le contribuable doive payer quand ça ne va pas », affirme Martine Brunschwig Graf. « L’Hospice devrait donc être plus autonome, mais plus responsable aussi », ajoute-t-elle, sans toutefois expliciter sa pensée.

Après avoir dû s’expliquer vendredi devant le Conseil d’Etat, l’Hospice a fait connaître sa position, hier en fin de journée, par écrit. « Il n’y a eu aucun gaspillage des deniers publics. En outre le conseil d’administration a régulièrement informé l’autorité politique de l’évolution de la situation financière », lit-on dans le communiqué. Comment expliquer alors la surprise du gouvernement lorsqu’il a appris que l’Hospice annonçait un déficit de 46 millions pour l’année 2004 ?

Fabiano Citroni

< Retour à la liste