< | >

Les Hôpitaux universitaires de Genève ont 150 ans

Cet article a plus d'un an, les informations pourraient être perimées. Merci d'en tenir compte.


Mercredi 14 juin 2006

Les HUG fêtent la séparation de l’assistance médicale de l’aide sociale.

Entre le 26 juin et le 1er juillet 1856, des centaines de patients étaient déplacés à Genève. En cause, une décision administrative de taille. Les activités d’assistance médicale sont alors séparées de l’aide sociale, respectivement attribuées à l’Hôpital cantonal et à l’Hospice général. Jusqu’alors, démunis, retraités, malades psychiatriques et blessés relevaient de la même institution.

En juillet 1856, l’hôpital moderne est né. «Cet hôpital présente deux grandes nouveautés; d’une part il est exclusivement réservé aux malades et d’autre part il a une vocation publique», explique Bernard Lescaze, historien et auteur d’un ouvrage à paraître en automne sur l’évolution de l’hôpital. Décision est prise de le construire sur le site de la Cluse, en raison de sa proximité avec des points d’eau. Et ce n’est qu’à partir de 1876, date de création de la Faculté de médecine, que des liens seront tissés entre médecins et universitaires.

Changement d’échelle

En l’espace de 150 ans, le Cantonal a bien changé: il ne compte plus 250 lits mais 800 (pour les soins aigus) et l’équipe médicale est passée d’une vingtaine de personnes à 8000. Changement d’échelle, mais aussi de comportement des patients à l’égard du monde médical. «Aujourd’hui, si l’hôpital impressionne toujours, il fait beaucoup moins peur qu’auparavant», déclare Bernard Gruson, président du comité de direction des HUG.

Cette année d’anniversaire est aussi celle des projets: un nouveau bâtiment pouvant accueillir 400 lits devrait voir le jour d’ici 2013.

Anne-Elisabeth Celton

< Retour à la liste