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Pour financer la recherche, l’hôpital lorgne le privé

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Mercredi 21 mars 2007

La fondation Artères va s’adresser aux mécènes pour compléter les fonds publics.

Les mécènes soucieux de santé publique sont invités à mettre la main au porte-monnaie. Créée il y a quelques jours, la fondation Artères va faire appel à eux pour financer des projets de recherche. Derniere née de la collaboration entre l’Hôpital et la Faculté de médecine, elle était présentée hier à la presse. «Les subventions de l’Etat étant limitées, de nombreux projets ne pourront être réalisés faute de moyens, explique Bernard Gruson, directeur général des Hôpitaux universitaires de Genève. D’où notre volonté de chercher des fonds additionnels du côté des sponsors privés. »

Ces derniers financeront des projets non couverts par les budgets courants des institutions publiques. Et ce dans la recherche fondamentale, la recherche clinique et pour l’amélioration du confort des patients. Citant l’exemple des Etats-Unis, le professeur Jean-Louis Carpentier, vice-président du conseil de fondation, estime que «le mécénat est une source potentiellement importante».

Si l’idée est déjà en vogue dans les pays anglo-saxons, elle commence juste à faire son chemin en Europe. Des mesures administratives et fiscales ont vu le jour pour faciliter la création de fondations et les dons. En Suisse, la déductibilité fiscale est passée de 10 à 20%.

«Notre défi consiste à faire évoluer les mentalités, à favoriser la prise de conscience que l’Etat n’est pas le seul responsable», souligne la professeure Claude Le Coultre, présidente d’Artères. «A notre connaissance, cette fondation est une première en Suisse», se félicite Bernard Gruson, directeur général des HUG. Après trois ans de travaux préparatoires, le projet est devenu réalité. Artères peut maintenant s’atteler à la tâche suivante. A savoir sélectionner les projets dignes d’intérêt et trouver les fonds pour les réaliser. £Avec un capital de départ de 250 000 francs de donations privées, la fondation veut devenir autonome d’ici à trois ans.

Marie Prieur

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