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Analyses médicales

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Jeudi, 15.01.2009;

PASCAL COUCHEPIN NE CÉDERA PAS

LES FAITS
Les analyses des laboratoires sont quatre à cinq fois plus chères en Suisse qu’en Autriche et en Allemagne. Le ministre de la Santé, Pascal Couchepin, a donc envisagé une révision des tarifs à la baisse, qui permettrait d’économiser 250 millions de francs par an. Très fâchés, les médecins ont proposé un nouveau modèle de tarification, n’excluant pas de se mettre en grève si Berne ne les écoutait pas.

LES COMMENTAIRES
Compte tenu de l’évolution technologique, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a planifié une baisse de 20 à 25% de la facture globale des analyses, qui se monte à 1,5 milliard de francs. La Fédération des médecins suisses (FMH) a crié au scandale. Elle craint que cette révision ne détruise la structure des 7500 laboratoires de cabinet que compte la Suisse et n’entraîne le licenciement de 2000 à 3000 assistantes.
Mais le modèle alternatif proposé par les médecins ne contribue pas à freiner les coûts de la santé: «Les coûts des analyses grimperaient de 3%», relève la NZZ. Ce qui fâche Le Temps: «Les médecins se trompent de combat. La réforme vise avant tout les grands laboratoires et non les praticiens.»

À SUIVRE
Selon les informations de L’Hebdo, Pascal Couchepin ne cédera pas. Avant le printemps, il imposera sa révision des tarifs. Mais il devrait faire un pas en direction des médecins en la divisant en deux étapes. Ce n’est ainsi qu’en 2012 que le potentiel d’économies atteindrait 250 millions de francs.

LABORATOIRES
Pascal Couchepin s’apprête à imposer sa baisse des tarifs en deux temps.
Michel GUILLAUME

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