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Le défi de la prise en charge des accouchées

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Tribune de Genève, tdg.ch
Samedi, 12 novembre 2011

La Fédération suisse des sages-femmes livre son bilan, qu’elle juge plutôt «bon»  

Pour faire suite au rapport de la Commission pour la sécurité sociale et la santé publique du Conseil national, la Fédération suisse des sages-femmes (FSSF) tient à livrer son bilan. Elle fait, notamment, les constats suivants: «Le taux de césariennes est élevé, les séjours hospitaliers de plus en plus brefs, l’offre de soins en cas de dépression postnatale insuffisante. Dans ces conditions, le maintien de la bonne qualité des soins aux accouchées et de l’encadrement des familles constituera un énorme défi à l’avenir.» Explications.

Un suivi de qualité

Le rapport révèle qu’actuellement le système de soins et de santé reproductive en Suisse est bon. Il faut toutefois souligner que l’augmentation massive du suivi ambulatoire des accouchées par des sages-femmes a contribué à maintenir cette qualité au cours des dernières années. En l’espace de quatre ans, le nombre de femmes prises en charge a augmenté de 29 000 à 44 000 environ. Quant aux points faibles, toujours selon le rapport, ils se situent au niveau de l’assistance aux mères/familles souffrant de problèmes sociaux ou psychiques (immigration, dépression postnatale, etc.). Les programmes de prévention et d’intégration devraient donc davantage tenir compte des sages-femmes et de leurs compétences.

Soins coordonnés

Une autre faiblesse pointée par le rapport réside dans le fractionnement de l’offre actuelle de soins. La FSSF exhorte la Confédération et les cantons à soutenir des modèles de soins coordonnés comme il en existe déjà à Genève, par exemple. Car la prise en charge postnatale ne doit pas être assurée seulement par les prestataires de santé. La FSSF invite la Confédération et les cantons à ne pas considérer le rapport sur la situation des accouchées comme l’aboutissement d’un processus long et difficile, mais plutôt comme une base pour des efforts conjoints en vue de maintenir la qualité élevée et attestée du système de soins.
Sandra Joly

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