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Le Groupe sida Genève a déjà un quart de siècle

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Tribune de Genève, tdg.ch 
Vendredi, 27 janvier 2012

L’association existe depuis vingt-cinq ans. Interview de Didier Bonny, son président

Hier soir, le Groupe sida Genève organisait un cocktail d’amitié à l’occasion de son 25e anniversaire. Le virus est toujours autant d’actualité que tabou, rappelle Didier Bonny, président du groupe.

En vingt-cinq ans, comment a évolué le travail du Groupe sida à Genève?
Au départ, nous venions en aide à des personnes qui n’avaient aucun espoir de vivre. Il était essentiellement de prévention. Petit à petit, notre travail a été de plus en plus ciblé. La mission d’accompagnement des malades s’est étoffée avec la découverte de nouveaux médicaments.

Quelles populations sont les plus exposées à la maladie?
Chaque année, 600 nouveaux cas de VIH sont découverts en Suisse, près de 60 à Genève. Les homosexuels représentent la moitié des personnes touchées. Chez les migrants, le taux de prévalence est également important.

Quelle est votre mission?
Le groupe a élargi ses compétences aux hommes ayant des rapports avec des hommes qui ne se reconnaissent pas comme homosexuels, sur les lieux de drague notamment. Pour les personnes migrantes, nous travaillons avec les associations et organisons des groupes de parole pour les séropositifs. Et il faut continuer à faire de la prévention auprès des personnes moins touchées, sinon l’épidémie pourrait repartir.

Deux millions de personnes meurent encore du sida chaque année. Qu’en est-il à Genève?
Presque plus sous nos contrées, mais près de 1% de la population adulte en Suisse vit avec le VIH. Il faut accompagner les malades car il est encore très difficile de vivre avec le sida et de déclarer sa séropositivité. Le lien avec le sexe rend la maladie taboue.

Comment voyez-vous l’avenir?
Dans un premier temps, nous allons élargir notre mandat aux infections sexuellement transmissibles qui rendent les personnes plus sensibles au virus du sida.  
Propos recueillis par Laure Gabus


 

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