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La clinique La Colline grandit et ouvre un centre d’urgences

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Tribune de Genève, tdg.ch 
Samedi, 2 juin 2012

Les premiers patients seront reçus lundi. Le canton regorge d’offres médicales

Il y avait déjà la Clinique des Grangettes, celle de Carouge, le groupe médical d’Onex, l’Hôpital de La Tour et bien sûr les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Dès lundi, le canton comptera un nouveau centre d’urgences pour adultes. A Champel, au sein de la clinique privée La Colline, il sera ouvert de 7 h à 23 h et répondra, selon le président de l’établissement Paul Hökfelt, à «un véritable besoin».
Rachetée en février 2011 aux religieuses trinitaires de Valence par les familles de Picciotto, Gherardi et Paul Hökfelt lui-même, La Colline connaît un essor médical, technique et architectural sans précédent. Vendredi, une trentaine de cabinets médicaux adjoints à la clinique seront inaugurés. En parallèle, La Colline aménage une polyclinique pour des interventions et des séjours de courte durée. Le bâtiment ancien, qui date de 1903, est aujourd’hui doté d’une surélévation et entouré d’adjonctions modernes, qui accueilleront les urgences. «Nous avons investi beaucoup d’argent pour créer de vraies Urgences qui compléteront celles des HUG», assure Paul Hökfelt. L’objectif? Soigner une trentaine de patients par jour, «sans doute une soixantaine» à long terme.
Cette nouvelle offre répond-elle à un besoin médical à Genève? «Il faut distinguer les urgences vitales des autres, répond le médecin cantonal Jacques-André Romand. Pour les premières, rien ne remplacera un centre ouvert 24 h sur 24, avec des personnes ultraformées et un plateau technique. Les autres types d’urgences semblent correspondre à ce désir qu’ont les gens d’avoir tout, tout de suite. Si cela évite d’engorger les vraies Urgences, pourquoi pas.» Mais les coûts de la santé ne risquent-ils pas d’augmenter avec cette nouvelle offre? «Je ne le crois pas, si la médecine que l’on pratique est une bonne médecine, sans excès.» Le haut fonctionnaire souligne l’existence d’une charte de qualité, celle du réseau des urgences genevois, lancé en 2009 par le canton, à laquelle adhèrent les centres précités.
Très investie en orthopédie — «sur les 10 000 interventions chirurgicales réalisées par an dans le canton, 2400 se font ici» — La Colline entend renforcer cette spécialité. Mais pas seulement: «Mon job, c’est d’attirer les meilleurs dans chaque discipline», déclare Paul Hökfelt. Interrogé sur le départ de certains talents des HUG vers les cliniques privées, le directeur général Bernard Gruson ne nie pas le phénomène, mais ne s’en alarme pas. «Les médecins qui ont passé quinze ans à se former chez nous sont destinés à s’installer un jour, c’est normal.»
Sophie Davaris

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