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Accord donné sur sa carte d’assuré

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Mardi, 4 décembre 2012

DON D’ORGANES 

Que faire pour améliorer le nombre de donneurs d’organes en Suisse? Une nouvelle idée sera étudiée par le département du conseiller fédéral Alain Berset: celle d’inscrire son consentement sur sa carte d’assuré et non sur la traditionnelle carte de donneurs. «Car tous les Suisses ont une assurance-maladie et la plupart portent leur carte sur eux», argumente le sénateur Konrad Graber (PDC/LU).
Son postulat a été accepté sans débat par le Conseil des Etats hier. Il aura son importance, au moment où le Conseil fédéral révisera la loi sur la transplantation. Car il donne une alternative à ceux qui ne veulent pas du consentement présumé, à savoir que tous les Suisses naissent donneurs d’organes jusqu’à ce qu’ils signifient leur désaccord. «Je suis favorable à la carte, voire au fait qu’on mentionne sur son permis de conduire son accord à donner ses organes. Mais je n’aimerais pas que ce soit automatique», explique ainsi le conseiller aux Etats Urs Schwaller (PDC/FR).
La sénatrice Liliane Maury Pasquier (PS/GE) a enjoint hier la Suisse à suivre les pays qui ont le modèle du consentement présumé, comme l’Autriche ou la Finlande «qui donne de bons résultats». Le Conseil fédéral dévoilera la solution retenue ces prochains mois.   
lise.bailat@lematin.ch
LISE BAILAT

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