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L’ex-groupe Genolier dévoile sa perle à Paris

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Tribune de Genève, tdg.ch 
Lundi, 7 janvier 2013

Onze mois après son acquisition, Aevis Holding nous guide à travers la clinique de chirurgie esthétique la plus chic de France

Localisation enviable. Entre l’Arc de Triomphe, le Trocadéro et le bois de Boulogne. Au cœur du prestigieux XVIe arrondissement. L’ex-groupe Genolier, devenu Aevis Holding en juin dernier, nous dévoile sa perle parisienne: la Clinique Nescens Paris Spontini, acquise en février 2012. Après neuf mois de travaux, le propriétaire nous réserve la première visite guidée accordée à la presse. Découverte d’un haut lieu de la chirurgie esthétique où stars françaises et grandes fortunes du monde entier continuent de se presser.
Des noms? N’y pensez pas! Le secret médical reste solide. L’histoire de la Clinique Spontini et les médecins restés en fonction aujourd’hui témoignent néanmoins d’un passé flatteur et de perspectives prometteuses. La fameuse liposuccion, ou remodelage de la silhouette visant à supprimer les excès de cellulite ou les culottes de cheval, a ainsi été inventée à la clinique Spontini à la fin des années 70 par le Dr Yves-Gérard Illouz. Illustre chirurgien officiant encore l’an dernier dans le même établissement, feu le Dr Daniel Marchac se trouve à l’origine des techniques les plus modernes de lifting.

Réhabilitation des seins

Et Antoine Hubert, administrateur-délégué d’Aevis Holding, a su convaincre. Après des travaux de transformation à hauteur de 6 millions de francs dans la clinique, quelques-unes des plus grandes pointures de la chirurgie esthétique ont adhéré à ses projets. A l’instar du Dr Eric Auclair, régulièrement invité aux Etats-Unis pour présenter ses méthodes personnelles de réhabilitation des seins: «J’ai mis au point la technique d’augmentation mammaire composite, associant la pose d’implants en silicone à une autogreffe graisseuse. Ce procédé rend les prothèses indétectables à la vue et insoupçonnables au toucher.»
La clinique Nescens Paris Spontini a reçu ses premiers patients le 17 décembre. «Dans les premiers jours, nous avons notamment reçu des demandes de rhinoplasties (relookages de nez pour des raisons esthétiques ou fonctionnelles)», indique la directrice de l’établissement, Dominique Bisbal-Watelet. La clinique commencera à fonctionner à plein régime en février. Sa capacité d’accueil la nuit n’excède pas dix-huit patients, mais ceux-ci peuvent bénéficier de conditions d’hébergement très variées: d’une chambre simple à la chambre avec accompagnant, ou même la suite transformable en appartement, toutes ces solutions se déclinant dans des aménagements sobres et élégants. Et les équipes soignantes se montrent déjà très actives dans les salles d’opération.
Le Dr Richard termine tout juste un lifting sur une quinquagénaire: «Il s’agit juste d’un rafraîchissement du visage, histoire de ralentir les effets du temps. Cette intervention de deux heures a tout de même nécessité une anesthésie générale. La patiente passera la nuit sur place et devrait pouvoir entrer chez elle demain matin, après le petit-déjeuner.» En salle de réveil, un monsieur se remet d’un «recel», autrement dit une insémination de cellules-souches destinée à recolorer une peau dépigmentée par des affections dermatologiques, des brûlures ou de vilaines cicatrices.

Age et esthétique

Au-delà de la chirurgie esthétique, plastique ou reconstructive, la clinique Spontini assure aussi un énorme potentiel de développement à une marque dont Aevis Holding est propriétaire: Nescens. Celle-ci est en effet intégrée dans la nouvelle raison sociale de l’établissement parisien. «Notre marque vise à promouvoir une prolongation de la vie en pleine santé, du diagnostic aux soins, par des produits et des services relevant de la discipline dite du better aging , et la chirurgie esthétique en fait aussi partie», indique Nathalie Aubrun, directrice de Nescens SA.
Philippe Rodrik Paris

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