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L’obésité, mal du siècle, sous la loupe des experts

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Tribune de Genève, tdg.ch 
Mercredi, 9 janvier 2013

Une personne sur deux  est trop grosse à Genève.  Un cycle de conférences démarre ce soir  au Collège de Saussure

«Pour la première fois dans l’histoire, en Amérique du Nord, des enfants risquent d’avoir une espérance de vie diminuée par rapport à celle de leurs parents.» Pour le Dr Idris Guessous, médecin adjoint aux Hôpitaux universitaires de Genève, l’exemple américain doit nous alerter. «Là-bas, le combat est perdu pour les adultes, on essaie de sauver les enfants.» A Genève, près d’une personne sur deux souffre de surcharge pondérale ou d’obésité. Afin de mieux informer le public, la fondation Culture et Rencontre organise, avec l’Université, un cycle de conférences au Collège de Saussure. Chaque mercredi jusqu’au 6 février, un spécialiste évoquera un aspect particulier de cette «épidémie».
Souvent évoqué, le problème demeure mal compris. «Certains pensent que l’on cherche à stigmatiser une population, à ériger la minceur comme un style idéal. Ce n’est pas cela: l’obésité n’est pas un trait, c’est un grave problème de santé, qui entraîne le diabète, des problèmes cardiovasculaires, des cancers, et avec lequel il n’est pas psychologiquement facile de vivre», poursuit le Dr Guessous.
Ce soir, la doctoresse Nathalie Farpour-Lambert indiquera que l’obésité progresse, en Suisse, chez les enfants. Elle expliquera pourquoi cette nouvelle épidémie n’est pas une simple question de choix individuel, mais qu’elle est principalement due à des changements de société – sédentarité, «malbouffe», manque de sommeil, stress, séparation des parents, migrations. Le 16 janvier, le professeur Alain Golay proposera des solutions pour «maigrir sans stress» et pour ne pas reprendre le poids perdu. Le 23, la professeure Françoise Rohner-Jeanrenaud présentera les pistes thérapeutiques qu’explore la recherche fondamentale. Le 30, les liens entre obésité, santé et activité physique seront examinés par le professeur Bengt Kayer. Enfin, le 6 février, le Dr Idris Guessous montrera combien l’épidémie est associée au revenu et à l’éducation. «Manger sain coûte plus cher que manger malsain. Par ailleurs, si vous avez une activité sédentaire et intellectuelle, vous serez plus disposé à aller faire du sport en fin de journée que si vous travaillez manuellement toute la journée.» A Genève, une étude a clairement montré que le fait de vivre dans certains quartiers était corrélé avec un poids excessif.  Sophie Davaris 
Regards sur l’obésité.  Conférences gratuites et ouvertes au public, Collège de Saussure. Dès ce soir et chaque mercredi jusqu’au 6 février, 20 h.

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