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Les médecins veulent un contrôle par le Canton

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Tribune de Genève, tdg.ch
Samedi, 19 janvier 2013

Alors que Berne veut limiter l’installation des médecins spécialistes, les Genevois plaident pour une application cantonale

L’afflux ne faiblit pas. En un an, à Genève, plus de 500 médecins ont demandé le droit de s’installer. Pour l’Association des médecins de Genève (AMG), il est temps de réagir.
Cette affluence s’explique par la volonté de Berne de limiter de nouveau les ouvertures de cabinets. Annoncé pour avril, le moratoire pousse des médecins qui n’auraient pas songé à s’installer à demander un «droit de pratique», de peur de ne plus pouvoir l’obtenir ensuite. Avec un effet pervers immédiat: la fuite des docteurs des hôpitaux et leur installation en nombre en ville.
Alors que faire? L’AMG aimerait que les médecins de premier recours soient eux aussi soumis à une limitation, tout en plaidant pour une gestion cantonale du problème. Les autorisations de s’installer seraient délivrées selon les besoins locaux comme cela s’était produit durant la première «clause du besoin». En outre, l’AMG soutient deux propositions. La première émane de la Conférence des directeurs cantonaux de la santé et de la Fédération des médecins suisses: avant de pouvoir s’installer, tout médecin devrait exercer pendant trois ans en Suisse, en cabinet ou à l’hôpital. Autre idée: l’Asmac, l’Association des médecins assistants et chefs de clinique, voudrait, elle, exempter de la clause du besoin les médecins ayant accompli cinq ans de formation postgrade en Suisse.
En attendant que la question soit tranchée, l’AMG a annoncé hier la publication de la 3e édition de l’annuaire genevois des professionnels de la santé. Distribué la semaine prochaine dans votre boîte aux lettres, il recense les numéros et les adresses des centres d’urgence, les membres de l’AMG et de différentes associations paramédicales. Pour la première fois, le lieu d’obtention du diplôme du médecin est indiqué. «Les titres européens ont beau être reconnus d’office en Suisse, explique le président de l’AMG, Pierre-Alain Schneider, leur contenu n’est, de loin, pas uniforme.» La mention du pays vise à renseigner le lecteur et à «protéger la formation».
Sophie Davaris

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