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Emotion aux HUG après la mort du Pr Gilles Mentha

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 Mardi, 27 mai 2014

Chirurgien d’exception, spécialisé dans les transplantations, le Genevois est décédé dimanche  

«Il est parti à vélo, pour ne jamais revenir.» Encore sous le choc hier, le Dr Pierre Hoffmeyer, responsable du Service de chirurgie aux HUG, ne réalise pas le décès accidentel de son collègue, le professeur Gilles Mentha. «Son bureau est à côté, vide. Vide comme celui laissé par ce père de trois enfants, aux qualités humaines exceptionnelles.»
Ami depuis plus de 40 ans de ce spécialiste en transplantation et maladies hépatiques, le professeur Philippe Morel peine à retenir ses larmes. «Nous avons mangé ensemble il y a quelques jours, se souvient son compagnon d’armée et d’études. Gilles était plus qu’un frère. C’était un tout grand médecin. A la fois par ses compétences médicales et ses qualités relationnelles avec ses patients.» Tous deux évoquent un homme de caractère, très apprécié de ses pairs et qui «savait imposer ses idées avec diplomatie».
A la tête de la Chirurgie pédiatrique, la docteure Wilda Ber se souvient de vies sauvées à 4 h du matin. «C’était une magnifique personne, un maître, toujours à l’écoute et de bon conseil, confie-t-elle. Il était toujours disponible, on a partagé beaucoup d’émotions en opérant des enfants.»
Ancien conseiller d’Etat et médecin urgentiste, Pierre-François Unger a bien connu Gilles Mentha et peine aussi à parler de son ancien collègue au passé. «C’est une perte considérable pour ses proches, mais aussi pour la médecine genevoise, souligne l’ancien magistrat. Il laisse derrière lui un travail de recherche exceptionnel et un service qu’il a créé et développé avec une modestie et une humilité tout à son honneur.» Beaucoup relèvent sa bienveillance envers ses patients,  qu’il savait rassurer lors de chirurgies souvent difficiles et de dernière chance.
Sportif accompli, il s’entraînait pour l’ascension de cols mythiques du Tour de France. «Il avait abandonné la course à pied pour le vélo, raconte Philippe Morel. Il a, semble-t-il, fait un malaise cardiaque en descendant du Salève.»
Isabel Jan-Hess

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