La Cour européenne fixe des limites

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Le Courrier, lecourrier.chJeudi, 30 avril 2015

Dons de sang des homosexuels : L’exclusion des homosexuels du don du sans en France peut être justifiées, mais sous de strictes conditions, a tranché hier la justice européenne.
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L’industrie pharmaceutique bénéficie toujours du franc fort

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Le Courrier, lecourrier.chJeudi, 30 avril 2015

MÉDICAMENTS • Le système de formation des prix sera plus transparent. Mais le tarif ne sera pas adapté au nouveau taux de change avant 2016.

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Intégrer le handicap dans la cité

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Jeudi, 30 avril 2015

Participation au Marathon de Genève, le 3 mai, et grande fête pour tous les résidents et leurs familles, le 13 juin à Palexpo: ce sont là deux des nombreuses manifestations prévues par Clair Bois, fondation d’utilité publique dédiée au polyhandicap, pour fêter son 40e anniversaire.

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Genève raffole des robots

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Jeudi, 30 avril 2015

Hôpitaux publics et privés s’équipent de ces bijoux de technologie. Avantages et limites

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Le prix des médicaments demeure trop élevé

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Jeudi, 30 avril 2015

La réforme engagée par Alain Berset est jugée trop timide par les caisses et les consommateurs

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Face-à-face

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Jeudi, 30 avril 2015

Pour ou contre la révision constitutionnelle sur la procréation assistée?
Les Suisses voteront le 14 juin sur un thème controversé pour des raisons éthiques. La technique qui permet d’analyser un embryon conçu in vitro avant son implantation dans l’utérus pour y dépister d’éventuelles anomalies divise nos deux invités.

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Les frontaliers peuvent eux aussi rejoindre la LAMal

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Mercredi, 29 avril 2015

Un arrêt du Tribunal fédéral permet à un ressortissant européen de réintégrer la couverture maladie suisse

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Les infarctus tuent davantage la nuit

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Mercredi, 29 avril 2015

La gravité et la taille des attaques cardiaques varient en fonction de la journée et de notre horloge interne.

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Les Jeudis de la Vaudoise 2014-2015

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Neurologie : mise au point 2015
Jeudi 28 mai 2015 de 8 h 30 à 12 h 15

Accès au programme complet et bulletin d’inscription

Lieu : Auditoire César-Roux, CHUV, rue du Bugnon 21, 1011 Lausanne

Les cauchemars de M. Pierre Maudet (Edito de La lettre de l’AMG de mai 2015)

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En 2014, le magistrat Pierre Maudet a dû se pencher sur 81 dossiers d’allègements de peine accordés à des condamnés ayant commis des crimes particulièrement graves. La responsabilité lui en incombe. Une responsabilité à la fois politique et morale. Un projet de loi vient d’être déposé, qui prévoit un retour à une autre forme de prise décisionnelle, la compétence devant passer du conseiller d’Etat au Service d’application des peines et mesures (SAPEM).

Au-delà de ce transfert de compétences, dans un climat ô combien émotionnel, on peut mesurer la tâche qui repose sur les épaules du magistrat. Il faut souligner que les décisions de M. Maudet ont fait l’objet de 10 recours, dont 3 ont abouti. On peut imaginer la difficulté de chaque prise de décision et la haute responsabilité face aux citoyens. Le Grand Conseil aura à prendre une décision lourde de conséquences: le choix de passer du niveau politique au niveau administratif n’est pas sans risque, ce dernier niveau ayant été passablement chahuté ces derniers mois. La Commission d’évaluation de la dangerosité n’en aura que plus de poids et de responsabilités, elle qui pourra, comme actuellement, être saisie.

La pensée actuelle est au tout sécuritaire. Or le risque zéro n’existe pas. Cette notion souvent oubliée ou mise sous le tapis est une évidence. Notre association, par l’implication directe de ses membres dans les prises en charge diagnostiques et thérapeutiques de détenus ou lors d’expertises, est particulièrement concernée. Si nous avons fortement défendu et expliqué l’importance du secret médical dans ce nouvel environnement sécuritaire, c’est bien en raison de notre préoccupation d’une sécurité renforcée tant pour les citoyens que pour les employés qui travaillent au quotidien auprès des détenus.

Notre position claire et placée dans un continuum est validée par le fait que jamais le secret médical n’a été remis en question lors des terribles affaires qui ont secoué l’opinion publique. Comme chaque politicien, comme chaque citoyen, nous voulons des conditions de sécurité renforcées. Mais nous tirons nos réflexions du vécu quotidien des thérapeutes concernés par les activités en milieu carcéral. Le secret médical n’est pas une protection du détenu, c’est un droit, mais c’est aussi un espace de confiance, de confidences. Pour protéger, il faut connaître. Mais il ne faut jamais surévaluer ce que peuvent savoir les médecins et les psychologues traitants: Adeline ne serait jamais partie avec son futur agresseur si elle avait imaginé qu’il passerait aux actes contre elle. Encore une fois, le risque zéro est certainement un but politique, mais ne sera jamais une réalité dans nos sociétés où le choix est la réinsertion.

Nous sommes au cours de notre formation constamment soumis à la notion de responsabilité en raison de l’ensemble de nos décisions diagnostiques et thérapeutiques. Nos collègues et l’ensemble des thérapeutes exercent leur métier au plus proche de leur conscience et aucun n’hésiterait à alerter l’autorité s’il devait avoir connaissance d’une quelconque menace. Cela étant, le secret médical est intangible, la loi est limpide, sa levée relève du choix et de la responsabilité du professionnel de la santé, qu’il soit médecin, avocat ou ecclésiastique.

Les erreurs qui ont amené à ces crimes horribles n’étaient aucunement en lien avec le secret médical. Il est difficile de comprendre que l’autorité politique cherche un remède à un mal inexistant. En revanche, le diagnostic d’insuffisances administratives, posé par tous les rapports, mériterait, lui, des remèdes appropriés.

S’il est compréhensible que M. Pierre Maudet veuille se libérer d’un poids conséquent et de possibles cauchemars, la solution envisagée sera-t-elle concrètement meilleure ? Puisse le Grand Conseil, dans la sagesse qu’impose ce dossier, mettre de côté l’émotionnel comme ses clivages et garder en vue le seul bien public !
Michel Matter