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Alzheimer: une autre approche

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Mardi, 26 avril 2016

Lettre du jour

Genève, 24 avril Le Canton annonçait la semaine dernière la sortie de son plan Alzheimer, ciblé sur le dépistage, le suivi, les directives anticipées ( voir «Tribune de Genève» du 22 avril).
Il serait largement temps d’adopter une autre approche du vieillissement problématique: un nombre croissant d’études montre que la maladie d’Alzheimer ne serait pas une maladie avec une cause spécifique, mais serait sous-tendue par plusieurs mécanismes partiellement indépendants, sous l’influence de différents facteurs de risque, qui contribuent à accroître l’impact des phénomènes naturels de vieillissement. Nous serions ainsi tous vulnérables à la «maladie d’Alzheimer».
Il s’agit donc d’assumer cette complexité et de considérer qu’il n’y aura pas de médicament miracle qui guérira la «maladie d’Alzheimer». Il faudrait ainsi davantage mettre l’accent sur la prévention (en tenant de réduire les facteurs de risque, tels que l’hypertension, la dépression, l’inactivité physique, l’obésité, le diabète, le tabagisme, etc.) – ce que fait aussi le Canton.
Mais surtout, au-delà des préoccupations médicales et de soins, il faudrait permettre aux personnes âgées présentant des problèmes cognitifs – et à leurs proches – de vivre bien avec ces problèmes et favoriser leur engagement au sein même de la société et des structures destinées à la population générale, dans des activités qui leur permettront d’interagir avec d’autres, de prendre du plaisir, de se développer personnellement et d’avoir un rôle social valorisant.

Anne-Claude Juillerat Van der Linden, psychologue spécialisée en neuropsychologie, chargée de cours à l’UNIGE et Martial Van der Linden, professeur de psychopathologie et de neuropsychologie clinique à l’UNIGE

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