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La stérilisation aux HUG sous le feu des critiques

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Vendredi, 29 avril 2016

Le Syndicat des services publics dénonce   une «situation dramatique». La direction dément

La mauvaise stérilisation des instruments met-elle en danger la santé des patients des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG)? Le Syndicat des services publics (SSP) l’affirme. La direction dément.

Selon le SSP, le service de stérilisation ne serait plus capable de répondre aux demandes des blocs opératoires. Des instruments ne seraient pas nettoyés correctement, ce qui engendre un risque d’infection pour les patients. Le SSP évoque 22 lettres envoyées à la direction et une pétition signée par 1074 personnes. Surtout, le syndicat donne plusieurs exemples précis de manquements. Les instruments creux, devant être prélavés à la main, ne le seraient pas toujours. «Il n’est pas rare que du sang continue de les maculer», lit-on dans le communiqué. Le passage aux ultrasons, qui permet de désagréger les protéines, et le lavage manuel à la vapeur ne seraient plus respectés. Pour gagner du temps, certaines procédures, plus courtes, seraient préférées à celles que recommandent les bonnes pratiques. A côté de ces carences techniques, le SSP dénonce des rythmes de travail intenables, un absentéisme de 25%, soit cinq fois plus que la moyenne de l’Etat, et le recours à des personnes non qualifiées.

Déplorant que le syndicat alerte l’opinion publique, la direction des HUG a diffusé hier un communiqué pour démentir en bloc des accusations jugées «erronées et inacceptables». Elle assure que «les patients ne courent aucun danger en rapport avec la stérilisation des instruments». Sans répondre point par point aux manquements dénoncés, la direction affirme qu’«aucune dérogation aux règles de bonnes pratiques n’est tolérée (…) Les quelque 115 000 instruments traités mensuellement sont contrôlés rigoureusement.» Au sujet du personnel, la direction ajoute prendre «très au sérieux les demandes d’amélioration des conditions de travail. Depuis plusieurs mois, elle travaille avec une délégation de collaborateurs afin de les résoudre.»
Sophie Davaris

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