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Pionnier dans l’accueil des malades de l’alzheimer, le Relais Dumas fête ses 25 ans

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Vendredi, 13 mai 2016

Situé au Grand-Saconnex, ce foyer de jour favorise l’autonomie de ses hôtes.  Et soulage leurs proches

Ils sont venus nombreux, hier au Grand-Saconnex, fêter le 25e anniversaire du Relais Dumas. «Un lieu d’une absolue nécessité», selon la présidente de l’Association Alzheimer Genève et ancienne conseillère d’Etat Isabel Rochat.
Créé en 1991 par cette association, ce foyer accueille tous les jours, sauf le dimanche, des personnes atteintes de l’alzheimer ou d’une autre forme de démence. Une première suisse à l’époque! Objectifs: permettre à ses hôtes de vivre pleinement des moments agréables et valorisants en étant le plus autonomes possible, offrir aussi un soutien à leurs proches et, enfin, former du personnel.
Situé dans une villa familiale préservée entre des immeubles, le Relais Dumas – du nom de sa situation initiale à Champel – offre aux malades un lieu sécurisé et sécurisant; ils apprécient le grand jardin thérapeutique entièrement fermé, mais aussi la volière et le potager. «L’endroit, conçu de plain-pied, est parfaitement adapté au niveau architectural, se félicite le conseiller d’Etat en charge de la Santé, Mauro Poggia. Les hôtes peuvent mettre à profit toute leur autonomie résiduelle.» Les visiteurs ont d’ailleurs pu découvrir, à l’occasion de cette journée anniversaire, les talents artistiques des aînés qui fréquentent les lieux. Une quinzaine par jour, le lundi étant dédié aux «jeunes» malades de moins de 70 ans.
Président du Relais Dumas, Philippe Cathélaz vante, pour sa part, le «fantastique et solidaire écosystème alzheimer» qui permet d’accompagner les 6500 personnes touchées pas ce mal à Genève: «Il y a 25 ans, comme le cancer et le sida, alzheimer était un sujet tabou. Heureusement les choses changent…» Ce n’est pas Jürg Faes, directeur du foyer et acteur de la première heure, qui prétendra le contraire: le médecin s’est fendu jeudi d’un conte de fées afin de relever tous les obstacles qu’il avait fallu franchir pour concrétiser la volonté de proches aidants épuisés et aspirant à un peu de répit. «Merci à tous ceux qui ont su conscientiser les politiques, conclut Mauro Poggia. Sans partenariat public-privé, nous n’avancerions pas aussi efficacement.» Et le magistrat d’annoncer le projet d’un troisième foyer de jour, après le Relais Dumas et le Pavillon de la Rive.
Laurence Bézaguet

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