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Un congrès médical pour les femmes à haut risque

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Vendredi, 10 juin 2016

Jusqu’à samedi, des radiologues, gynécologues et cancérologues sont réunis à Genève

Comment prévenir, diagnostiquer et traiter les cancers du sein, des ovaires et de l’utérus chez les femmes qui, pour des raisons génétiques, présentent un risque accru de les développer? Ces questions sont au centre du congrès annuel de la Société française de l’imagerie de la femme (Sifem) qui se tient pour la première fois à Genève. Depuis hier et jusqu’à samedi, près de 800 médecins – radiologues, gynécologues et cancérologues – sont rassemblés.
La tenue de ce congrès à Genève est liée à l’initiative de la docteure Karen Kinkel, de la Clinique des Grangettes, et du Dr Domenico Lepori, du centre d’imagerie du Flon à Lausanne. «Nous parlerons des modalités de détection de ces cancers et de ce que l’on peut faire lorsque l’on est porteur d’un gène prédisposant, indique la Dre Kinkel. De récents travaux montrent par exemple que l’on peut prévenir le cancer des ovaires par l’ablation des trompes, et non des ovaires.»
La spécialiste poursuit: «Il sera également question des avancées de l’IRM dans la détection du cancer du sein. Cette technique est trois fois plus sensible que la mammographie et l’échographie réunies, mais présente des désavantages: elle est plus coûteuse et détecte des anomalies bénignes, ce qui engendre un stress inutile pour les patientes. D’un autre côté, grâce à l’IRM et à un plus grand taux de biopsies, on détecte les cancers à un stade précoce, avant qu’ils n’aient pu créer de métastases.»
«Nous avons beaucoup d’atouts en Suisse, ajoute le médecin: l’équipement, l’accès rapide à des centres d’imagerie – ce qui n’est pas forcément le cas en France ou en Belgique –, un dépistage de qualité, des centres organisés pour traiter le cancer du sein, dans les secteurs public et privé. A Genève, le réseau du SONGE (pour séno-oncologie genevoise) est particulièrement intéressant: chaque semaine, un gynécologue présente le dossier anonymisé d’une patiente souffrant d’un cancer du sein et le cas est discuté avec un oncologue, un radiologue, un chirurgien, un pathologue et un radiothérapeute aguerris. Cette approche multidisciplinaire offre un suivi de grande qualité.»
Sophie Davaris

 

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