Envois intempestifs via le fax

Aujourd’hui, plusieurs membres nous ont signalé recevoir un annuaire inutile d’environ 150 pages par fax !!! Ils ont été bloqués toute la matinée car souvent il n’est pas possible de débrancher la ligne téléphonique ou l’alimentation électrique de nos fax. Une solution pour prévenir de telles attaques dans le futur est de demander à votre opérateur de bloquer, sur le n° de la ligne de votre fax, les n° indésirables et les n° cachés.

Attention, vous ne pouvez pas le faire sur toutes vos lignes téléphoniques car les patients ayant un n° caché ne pourraient plus vous atteindre. Par contre, le risque qu’un fax important soit envoyé d’un numéro caché est très faible, voire inexistant.

Pour l’opérateur SWISSCOM, appelez le 0800 055 055 pour un abonnement professionnel et le 0800 800 800 pour un abonnement privé. Chez Sunrise, le n° professionnel est le 0800 555 552 et le privé, le 0800 707 707.
Le secrétariat de l’AMG

PS : Merci au cabinet du Dr Maillard qui nous a transmis la solution précitée.

 

M. Berset et le Tarmed : un ministre au pays des Schtroumpfs (édito de La lettre de l’AMG d’avril 2017)

Une absence de maîtrise
L’intervention d’Alain Berset le 22 mars dernier a fait grand bruit. Pourtant, les potentielles économies supposées ne portent que sur 1% des coûts annuels de la santé qui s’élèvent à 70 milliards. Certes 700 millions ce n’est pas rien, mais c’est un peu court pour le conseiller fédéral responsable du département fédéral de l’intérieur et donc de la santé en Suisse. On se souvient de son soutien initial, en qualité de parlementaire, au référendum contre la loi dite Managed Care avant d’affirmer exactement le contraire une fois élu conseiller fédéral. Le peuple souverain a su lui infliger un cinglant camouflet en 2012. Maintenant, M. Berset feint d’ignorer que l’avenir est à l’ambulatoire et que cela a un coût, paradoxalement de mieux en mieux maîtrisé dans les cabinets médicaux. Au lieu d’encourager le progrès médical et les efforts financiers déjà consentis, il va briser cet élan.

Une communication truffée d’erreurs
Lors de sa conférence de presse, le ministre socialiste a annoncé un train de mesures, selon lui, indispensables pour permettre de freiner la hausse des coûts de la santé et améliorer l’efficience. Ces économies se répercuteront sur les assurés. Il n’en sera rien, bien au contraire. Il n’a présenté qu’un saupoudrage peu compréhensible en visant pêle-mêle les spécialistes, les psychiatres, les médecins de premier recours et les urgentistes. Débutons par l’exemple de la cataracte. M. Berset a déclaré aux journalistes que, grâce au laser, le temps opératoire avait considérablement diminué. Mal renseigné notre ministre ! Le laser ne sert dans cette intervention que pour un geste unique (capsulorhexis) qui n’est qu’une faible partie de l’opération. Ce mode opératoire en développement n’est utilisé que par très peu de chirurgiens car le recours au laser augmente le temps opératoire, implique des investissements colossaux, une maintenance onéreuse et c’est le patient qui doit payer de sa poche un supplément financier pour couvrir l’ensemble des frais occasionnés et non supportés par le Tarmed ! Prenons maintenant la position en l’absence du patient (00.0140) qui est utilisée principalement par les psychiatres et les médecins de premier recours (études du dossier et des notes personnelles, conseils téléphoniques, ordonnances, certificats médicaux). Son utilisation, parfaitement claire dans le tarif médical, est en augmentation et n’est que le reflet de l’évolution de notre société. De plus en plus de demandes de certificats et autres renseignements médicaux nous arrivent de la part des assureurs et de leurs médecins-conseil, de plus en plus de patients téléphonent pour obtenir le renouvellement d’une ordonnance ou un conseil thérapeutique, de plus en plus d’échanges entre collègues ou entre professionnelles de santé (pharmaciens, physiothérapeutes, infirmières à domicile, …) occupent notre temps. Les statistiques le montrent, les médecins travaillent plus de 55 heures par semaine, si ce n’est 60 heures. Les tâches administratives ont explosé et c’est donc au médecin, selon le ministre, qu’en revient la faute. Demain, le psychiatre ne relira pas ses notes et les médecins de premier recours convoqueront leurs patients pour renouveler une ordonnance ou donner un conseil médical. Un non-sens. Autre nouvelle annoncée, les centres d’urgences ne pourront plus utiliser la position d’urgence. Le tarif médical Tarmed (00.2505) est pourtant limpide dans la définition de l’urgence et de la possibilité de facturer. Point besoin de recréer la roue. Si le patient est pris immédiatement en charge, c’est une urgence et non un rendez-vous rapide.

La négation de la formation professionnelle
Les Schtroumpfs sont tous pareils. Ils mesurent trois pommes et sont bleus. Alors, bienvenue au pays des Schtroumpfs car, à entendre Alain Berset, tous les médecins sont pareils. Pas de différence entre le neurochirurgien ou le chirurgien cardiaque et le médecin praticien Eurodoc, qui n’a que trois ans de formation post-graduée, souvent non universitaires et effectuée dans une spécialité autre que la médecine générale qu’il doit pratiquer. Quel message le ministre a-t-il adressé à la jeunesse de notre pays en ce 22 mars 2017 ? Un nivellement par le bas. Tous pareils quels que soient le parcours professionnel et les compétences acquises. Serions-nous devenus la seule profession où la longue formation universitaire de pointe n’est pas reconnue, où les heures de surspécialisation ne valent plus rien. Non M. Berset, l’uniformisation ne peut être acceptée et la valeur du travail se doit d’être reconnue. Nos patients le savent.

L’échec annoncé
M. Berset se trompe. Il va échouer là où ses prédécesseurs n’ont guère fait mieux. A toujours vouloir repousser les vraies réformes, celles qui touchent au mode de financement, et à refuser que les primes reflètent enfin les coûts, il persiste dans l’erreur. Sous M. Couchepin, les patients étaient les fautifs sous M. Berset, ce sont les médecins. M. Burkhalter n’a fait que vouloir supprimer le remboursement des lunettes pour les enfants, son fantôme ne hante même pas les couloirs du ministère. Quand on piétine, on cherche un coupable. De plus en plus d’étudiants se destinent à la médecine. Notre profession est exceptionnelle, mais les conditions de travail et la reconnaissance de notre formation sont bafouées par le ministre. Triste et inacceptable message.
Michel Matter

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Programme de méditation de pleine conscience sur 8 semaines

Un cours basé sur le programme mindfulness de Jon Kabat-Zinn
Mardi 25 avril 2017 de 19 h 00 à 20 h 30

Suivi de 8 sessions hebdomadaires le lundi et d’une demi-journée de retraite le 17 mai 2017.
Présentation du programme

Lieu : Hôpital Beau-Séjour, grande salle du Pavillon Louis XVI, avenue de Beau-Séjour 26, 1206 Genève

Cinépsy : les expériences psychologiques dans le film “das Experiment”

Cinépsy : les expériences psychologiques dans le film “das Experiment”
Jeudi 20 avril 2017 de 19 h 15 à 22 h 30

Présentation et programme

Lieu : Auditoire de la Fondation Louis-Jeantet, route de Florissant 77, 1206 Genève