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Une journée pour parler de la maladie d’Alzheimer

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Mercredi, 20 septembre 2017

Le public pourra participer à des ateliers, recevoir des conseils pratiques et tester ses idées reçues sur la maladie§

Alors que l’Alzheimer touche plus de 144 000 patients en Suisse, que savons-nous exactement de cette maladie de la mémoire? La deuxième Journée genevoise de l’Alzheimer, organisée jeudi en partenariat avec la Tribune de Genève, propose au public d’affiner ses connaissances et de bénéficier de conseils pour vivre au mieux avec cette maladie dont on ne guérit pas. Il sera possible de participer à des ateliers puis, en fin de journée, de débusquer les idées reçues sur un mal qui touche plus de 8000 personnes et près de 25 000 proches aidants à Genève, selon l’Association Alzheimer Genève.
«Les personnes qui s’inquiètent pour elles ou pour leurs proches ont besoin d’être rassurées. C’est le but de cette journée. Nous aimerions que chacun puisse en ressortir avec une boîte à outils», lance Isabel Rochat, présidente de l’Association Alzheimer Genève, qui coorganise la journée avec l’Association suisse pour la recherche sur l’Alzheimer. «Nous voulons montrer les activités qui peuvent améliorer le quotidien. La musicothérapie ou l’art-thérapie peuvent aider: par l’ouïe, l’odorat et le toucher, il arrive de réveiller un certain nombre de souvenirs.»
A 17 h, une partie scientifique, à l’attention des médecins, des pharmaciens et des étudiants, fera le point sur la démence et les priorités thérapeutiques. En parallèle, des ateliers grand public proposeront d’aborder, en petits groupes, des thèmes précis: les troubles de la circulation cérébrale; la dépression et l’agitation; le rôle de la famille et de l’environnement; la tension, le diabète, la nutrition et la santé physique; les styles de vie; l’entraînement de la mémoire.
Enfin, de 18 h 30 à 20 h, chacun pourra, avec son téléphone portable, tester ses idées reçues, lors d’un débat public avec deux médecins spécialistes, le professeur Gabriel Gold, médecin-chef de la gériatrie aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), et le professeur Giovanni Frisoni, neurologue et responsable du centre de la mémoire aux HUG.
«Nous comptons beaucoup sur les médecins; le diagnostic est encore peu posé, car il n’existe pas de médicament. Mais il faut parler de la maladie d’Alzheimer, on ne peut ignorer ce fléau qui progresse caché, comme le sida il y a trente ans», considère Isabel Rochat.
«La recherche sur la maladie d’Alzheimer attire dix à douze fois moins d’argent que celle sur le cancer, enchaîne le professeur Giovanni Frisoni. La société réclame à voix haute des médicaments contre cette maladie qui fait peur à tout le monde. Mais les scientifiques ont peu de moyens à disposition: il faut une alliance forte entre ces deux groupes. Nous demandons aux gens de participer à nos études. C’est comme cela que l’on gagnera la guerre.»
Sophie Davaris

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