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Beau métier

Samedi-dimanche 10-11 février 2018

Genève, 7 février

Merci Bertrand et Éric pour vos prises de position face à la dérive de la médecine actuelle, soigneusement organisée par les profiteurs de la santé: firmes pharmaceutiques, assureurs et intermédiaires variés. Oui, il est possible de réduire les coûts de la médecine avec des moyens simples, sans dégrader sa qualité ou exclure des classes âgées parmi nos patients. Un nombre considérable d’examens techniques coûteux peut être réduit par un examen clinique bien exécuté et approfondi, par une écoute attentive et un temps d’explication suffisant… Et l’on veut réduire le temps de consultation à vingt minutes… Alors en avant la prescription d’IRM, de scanner, d’examens techniques coûteux et d’analyses de laboratoire étendues… On triera après. Nous avons affaire à des individus tous différents et ce triage par la technique et par l’application d’une «evidence based medicine» perd son sens: vous n’êtes pas dans le schéma: allez donc voir un psychiatre. Il faut absolument revaloriser l’examen physique et psychologique de nos patients, cela prend un peu plus de temps mais peut économiser des sommes considérables et «réenseigner» à nos jeunes médecins toutes les finesses de notre beau métier.
Dr Olivier Juge, neurologue

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