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Crèches des HUG: heures de fermeture contestées

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  Vendredi, 20 avril 2018

La Verte Esther Hartmann demande au parlement d’intervenir pour conserver l’horaire tardif du soir

Dans le cadre d’une réforme des horaires de leurs crèches, les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ont notamment décidé de raccourcir les horaires de prise en charge des enfants le soir. Ainsi, dès la rentrée 2018, ces institutions fermeront leurs portes à 20 heures et non plus à 21 h 30. L’écologiste Esther Hartmann, députée suppléante, dénonce une dégradation des conditions qui va en premier lieu toucher le personnel soignant des HUG.
«Raccourcir les horaires, c’est compliquer la vie familiale de ces collaborateurs qui accomplissent une tâche difficile et finissent souvent tardivement leur journée de travail», explique-t-elle. Pour tenter de maintenir la situation actuelle, elle a déposé une motion devant le Grand Conseil. Elle demande au Conseil d’État d’intervenir auprès des HUG.
La réforme ne concerne du reste pas que les horaires du soir. Elle prévoit également de faire passer d’une à trois semaines la période de fermeture annuelle en été. Elle introduit également un tarif meilleur marché de 10% pour les parents «qui ne font garder leurs enfants que durant les heures de bureau». La motion déplore aussi ces modifications.
Contactés, les HUG expliquent que le but de la réforme est de pouvoir accueillir davantage d’enfants dans les crèches de Belle-Idée et de la Cluse-Roseraie. «Nos listes d’attente oscillent entre 100 et 150 demandes insatisfaites par an, explique Nicolas de Saussure, porte-parole des HUG. La nouvelle organisation permettra d’accueillir 35 enfants de plus selon les estimations.»
D’après les HUG, il n’y aurait que quatre enfants fréquentant régulièrement les heures du soir et vingt occasionnellement. L’attribution du personnel de crèche affecté à ces heures en journée permet de recevoir davantage d’enfants. Enfin, les tarifs différenciés s’expliquent par l’introduction de deux abonnements: l’un très souple, celui qui existe aujourd’hui, l’autre avec des jours fixes, 10% moins onéreux.
Malgré ces explications, Esther Hartmann n’en démord pas: «Les nouveaux horaires sont faits pour le personnel administratif et au détriment du personnel soignant. Il ne s’agit pas de jouer les besoins des uns contre ceux des autres, mais de tenter de répondre à tous.»
Éric Budry

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