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Exit

  Mercredi 7 novembre, 2018

Je suis membre d’Exit depuis 2008 et je le resterai à vie.

 Je suis membre d’Exit depuis 2008 et je le resterai à vie, car personne ne sait comment il va mourir. Devenir aveugle, ou sourd et aveugle, de la maladie d’Alzheimer, de la SLA, qui est la pire fin de vie, c’est une mort lente par dépression respiratoire, etc. Je tiens surtout à féliciter et remercier Mme Béatrice Deslarzes pour son engagement avec Exit, et pour sa lettre dans le courrier des lecteurs de la «Tribune de Genève» de ce jour, 30 octobre, sur une poignée de confrères conservateurs de la FMH. J’ai aussi quelque chose à dire à cette poignée de médecins, car parmi eux il y a des hypocrites et je me dois de leur «servir» mon histoire lors du décès de mon mari, médecin, qui est mort le 18 octobre 1987 à l’âge de 80 ans. Une infirmière qui l’avait connu est venue vers moi alors que j’étais sur sa tombe au cimetière de Saint-Jean, et c’est par cette personne que j’ai appris que trois médecins s’étaient suicidés la même année. Si cette personne est toujours en vie, elle me reconnaîtra; si oui, je la remercie aussi pour me permettre aujourd’hui d’avoir ouvert l’esprit, voire le cœur à ces médecins FMH, car exercer son art avec conscience et dignité signifie aujourd’hui le respect absolument que le médecin doit aux patients qui souffrent trop longtemps avant la fin de leur vie.

Lydia Castelberg, Thônex, 30 octobre 2018

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