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Des recettes pour réduire les coûts de la santé

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  Jeudi 22 novembre, 2018

Cinquante spécialistes livrent des pistes pour améliorer le système de santé. Dont taxer les sodas et légiférer sur l’hospitalisation à domicile.

Comment préserver des soins de qualité et à des coûts raisonnables? À l’initiative de l’association Genève Cliniques, une cinquantaine d’acteurs genevois de la santé se sont réunis à plusieurs reprises cette année. Une collaboration «inédite» entre l’État, les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), le public, le privé, des associations et des députés PLR et PDC. De ces «États généraux» sont sorties des propositions destinées à freiner la hausse des coûts.
La réflexion s’est concentrée sur quatre thématiques. La première: la prévention, «le parent pauvre de la santé, relève Nathalie Farpour-Lambert, médecin adjointe agrégée aux HUG. Or une alimentation déséquilibrée est un facteur majeur de maladies non transmissibles (cardio-vasculaires, respiratoires, cancers). En Suisse, un quart de la population est touché par ces maladies et leur prise en charge représente 80% des coûts de la santé…» Diverses mesures sont proposées, comme instaurer une taxe sur les boissons à sucres ajoutés et rendre obligatoire le label Fourchette verte, ou du moins les standards de qualité suisse, pour la restauration des collectivités publiques. «Seulement 50% des crèches respectent ce label!»
Deuxième thématique: l’hospitalisation à domicile. Un enjeu majeur à l’heure où les maladies chroniques explosent, pour lequel il n’existe pas de loi spécifique. «Il faut fixer des conditions-cadres pour la formation, le financement, le soutien aux proches aidants, entre autres», rapporte Delphine Bachmann, députée PDC. De plus, il faut que les soignants puissent joindre à tout moment un médecin. «Sinon les cas nécessitant le conseil d’un spécialiste sont envoyés aux HUG…» D’où l’idée de créer un service de piquet des médecins de famille. «Le modèle n’est pas défini mais au vu de leur nombre, ils n’auraient guère plus d’une garde par an», souligne Michel Matter, président de l’Association des médecins de Genève.
Troisième thématique: encourager le transfert du stationnaire vers l’ambulatoire, «c’est favorable pour le patient, en termes de confort et de réduction des risques d’infection, ainsi qu’un facteur de baisse des coûts», indique Gilles Rufenacht. Dans ce but, le projet de modification de la loi fédérale sur l’assurance maladie est plébiscité. Il vise à ce que les cantons paient une partie du traitement ambulatoire, alors qu’aujourd’hui ils ne financent que le stationnaire. Enfin, quatrième thématique: créer des pôles de compétences, en mutualisant les ressources du public et du privé.
Les «propositions fortes» ont été transmises au conseiller d’État en charge de la Santé. Et maintenant? «Il faut s’assurer que nos propositions ont un écho et continuer le travail sur d’autres pistes», répond Gilles Rufenacht. Aurélie Toninato

@a_toninato

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